Par ce mot les Arabes désignaient la moelle épinière
nir aussi l'étui particulier des doigts qui sont trop occupés à écrire et la constitution du jeune homme. « Le mal, conclut-il, ne vient pas tant du trouble d'un organe principal, nécessaire à la conservation de l'individu, que d'une lésion de la main elle-même dans laquelle coule un sang trop subtil, échauffé facilement par le mouvement et l'exercice des doigts. En somme, ce jeune homme écrit trop. Voilà la cause essentielle et suffisante. » Le traitement n'a pas grand intérêt et ne nous arrêtera pas.
Peut-être Daremberg, parcourant cette consultation, y trouvant mentionnée l'opinion de Galion sur les conséquences d'une maladie ou d'une irritation de la moelle, a-t-il pensé que le malade de Ferrari présentait quelque analo gie avec ce sophiste Pausanias soigné par le médecin de Pergame. Ce Pausanias était affecté d'une paralysie des deux derniers doigts de la main et de la moitié du médius. Perte absolue de la sensibilité. Le malade avait d'abord eu recours aux médecins de la secte méthodiste, qui appliquèrent force topiques émollients sur les doigts. Gomme leurs émollients ne servaient à rien, ils recoururent aux astringents. Tous ces moyens restant infructueux, Pausanias fit appeler Galien qui demanda s'il y avait eu quelque coup ou blessure au bras. Sur sa réponse négative, le médecin dirigea ses recherches du côté de la moelle épinière et apprit que le sophiste était tombé de voiture sur une pierre anguleuse et que le coup avait porté entre les deux épaules. D'abord, il avait existé une vive douleur qui s'était calmée pour faire place à une insensibilité qui augmentait de jour en jour. « Je devinai, dit Galien, que le mal était entretenu par un reste d'inflammation de la moelle. Je tranportai en haut de la région dorsale les médicaments donnés et j'obtins la guérison du malade. »