JENNY, WOLSEY, JEDEDIAH
jedediah. C'est moi, milord, votre régisseur Jedediah.
jenny, à part. O ciel !
wolsey. Que voulez-vous?
jedediah. Est-il vrai , comme on nous l'a dit, que ce château et ses dépendances appartiennent désormais à miss Jennv, votre pupille ?
wolsey. Sans doute.
jedediah. C'est que j'aurais voulu vous parler du bail de la ferme... et d'autres détails d'administration.
WOLSEY , brusquement. Cela ne me regarde plus, adressez-vous à elle. {Lui montrant Jenny.) Car la voici.
jedediah. Mille pardons ! . . (Il passe en s'inclinant près de Jenny qui est à droite du théâtre et qui s'asseoit, en 'lui tournant à moitié le dos*.) J'espère que les renseignemens que milady pourra prendre de moi dans le pays... seront tous à mon avantage, car je puis dire que pour la moralité et les principes. (Regardant Jenny.) Ah! mon Dieu ! .
WOLSEY. Qu'avez- vous donc?
jedediah. Je disais... à milady que pour le chapitre de la probité et des mœurs... (Regardant toujours Jenny.) Mais c'est un hasard bien singulier ! . .
* îennv îoriprliah Wolsey.
WOLSEY, aoec intention. Lequel? votre probité...
JEDEDIAH. Eh non , milord , il s'agit de. . . d'une erreur , d'une absurdité. . . qui n'a aucun rapport avec la ferme du Kendal... dont je voulais vous parler.
jenny, à part. O mon Dieu !
jedediah. Deux concurrens s'endisputaient le bail et voulaient , chacun de son côté, venir solliciter... et importuner milady. . qui aurait peut-être été bien embarrassée pour se décider entre eux ! Je les ai engagés à réunir leurs prétentions ; et comme ce sont, l'un et l'autre, de braves et honnêtes gens... dont milady n'aura que de la satisfaction... si elle voulait les recevoir.
wolsey. C'est bien le moment. . . qu'ils aillent au diable.
jedediah. Ils sont là.
SARAH, à la porte du fond , aoec John et Dorothée. Avancez.
wolsey. Eh bien ! alors, qu'ils se dépêchent.