‹ Une cigale au Salon de 1883Chapitre 15 sur 52 · RONDEAU REDOUBLE · texte numérisé non relu

RONDEAU REDOUBLE

Mazarin, étendu dans un fauteuil, tout pâle.

Ecoute la musique, aux sons ensorceleurs;

Lui faisant un instant oublier la cabale.

Ses nièces, par leur chant, endorment sesldouleurs.

Il a contre lui tous les princes querelleurs; Le pouvoir est peu sûr et la Fronde est brutale; Aussi l'on voit souvent, après ses durs labeurs, Mazarin étendu dans un fauteuil, tout pSle.

Au fond de son palais, où le luxe s'étale,

Près des tableaux de choix plaisant par leurs couleurs,

Mazarin, conservant la pourpre cardinale,

Ecoute la musique aux sons ensorceleurs.

Trois filles aux yeux clairs, charmant comme les fleurs, Chantent et leur doux chant comnje un parfum s'exhale; Mazarin suit des yeux, longuement, les trois sœurs, Oui lui font un instant oublier la cabale.

Quand le vent de la Fronde a soufflé par rafale, Que Mazarin, souffrant, se sent pris de pâleurs, Afin de le remettre en une humeur égale, Ses nièces, par leur chant, endorment ses douleurs.

ENVOI

O peintre, tu nous rends, de façon magistrale, . Avec tous leurs jolis costumes et leurs mœurs. Les belles Mancini, dans la superbe salle Où venait reposer, loin de toutes rumeurs,

Mazarin.

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. MONTENARD

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