LE BALCON DE GYDALISE
Le balcon cher à Cydalise, Nous apparaît couvert de fleurs ; Là, sont dans leur fraîcheur exquise Des roses aux vives couleurs ; Tubéreuses, dont les senteurs Pour les têtes sont enivrantes ; Et volubilis voltigeurs, .
Près des capucines grimpantes.
De très loin, il charme les yeux ; Le papillon vient, y folâtre ; Il forme un tout harmonieux Ce balcon que Ton idolâtre; Il est paré comme un théâtre ; Le regard en est vite épris; Cydalise, ici vient s'ébattre; Les fleurs conservent son souris.
BEAUMET2
LES LIBÉRATl'lURS
Le vilUgft s^t repris, d'un seul bond, par l'armée ; De ces jeunes vainqueurs pas un seul ne trembla. Leur cohorte invincible est â peine formée Que la victoire étend, déjà, sa renommée; Battez tambours, sonnez trompettes, les voila.
On admire, étonné, leur extrême jeunesse:
L'enthousiasme ardent qui se lit sur leurs fronts. Ils se sont avancés avec tant d'allégresse, Que le succès, pour eux, est plus qu'une promesse; On les sent disposés à venger leurs affronts.
Venez, libérateurs, sur la terre de France ; Venez, les yeux ardents, sans souci du danger; Accourez et jetez le cri de délivrance; Au fond des cœurs troublés, ramenez l'espérance ; Il faut, du sol natal, repousser Tétranger.
On vient les attaquer, ces avides de gloire ; Mais, l'attaque ne fait que ranimer leurs cœurs ; * Comme après avoir bu, le vrai buveur veut boire: Les ayant repoussés bien loin du territoire, On les verra partout triomphants et vainqueurs.
Ils feront, maintenant, la conquête du monde; Ils se sont élancés, la flamme dans les yeux ; Elevant dans leurs mains la semence féconde,. Dans l'Europe étonnée, ils iront, à la ronde, Te porter. Liberté, chez les rois furieux.