‹ Une cigale au Salon de 1884Chapitre 11 sur 53 · TRIOLETS · texte numérisé non relu

TRIOLETS

Qye de vie et que de gaîté,

Au Bas-Meudon, tous les dimanches ;

Dans les jolis jours de l'été,

Qpe de vie et que de gaité !

Paris joyeux a transporté

Là ses figures les plus franches ;

Qye de vie et que de gdté,

Au Bas-Meudon, tous les dimanches!

Ses arbres sont jolis à voir Avec leur décor de verdure; Qyand on quitte Paris si noir, Ses arbres sont jolis à voir; On les désire, pleins d'espoir; En ville la chaleur est dure ; Ses arbres sont jolis à voir Avec leur décor de verdure.

Ses restaurants sont toujours pleins ;

On vient manger une friture;

Malgré la qualité des vins

Ses restaurants sont toujours pleins.

C'est qu'il vaut mille soupers fins,

Un dîner en pleine nature ;

Ses restaurants sont toujours pleins,

On vient manger une friture.

On s'est donné des rendez-vous ; On se hèle de la terrasse.

Pour s'amuser comme des fous, On s'est donné des rendez-vous.

On voit là de graves époux Et des gens que rien ne tracasse ; On s'est donné des rendez-vous:

On se hèle de la terrasse!

On voit sourire les enfants Attirés près de Thomme-orchestre, Qyi joue avec sept instruments ; On voit sourire les enfants ; Ils ont quitté tables et bancs.

Oh ! le plus grand charme terrestre !

On voit sourire les enfants Attirés près de l'homme-orchestre.

Le Bas-Meudon, dans les beaux jours,

Sourit sur ces rives en fête :

Il fait éclore des amours,

Le Bas-Meudon, dans les beaux joues:

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