MONSIEUR LE MINISTRE
« C'est à votre appui bienveillant et à votre intelgent concours que je dois la possibilité d’une noule publication de ces travaux. C’est grace à vous ue je puis ÿ ajouter aujourd'hui nombre de docuents qu'il m'avait été impossible, à mon grand egret, d'insérer dans la première édition.
« Aucun éditeur n'aurait consenti à accepter la Éharge d'imprimer une si grande quantité de pièces, à la généreuse souscription du gouvernement canalien ne lui en eût facilité les moyens. Je vous en suis lonc reconnaissant, autant pour la science que pour Bmoi-méme.
« C'est, en effet, la présence des actes originaux jui constitue, pour uñe grande part, l'autorité et la fécondité des œuvres historiques.
« Les faits que nous racontons portent toujours plus ou moins quelques reflets de nos idées, de nos sentiments, et surtout du point de vue auquel nous nous sommes placé en lisant les manuscrits. La sincérité du document tout nu donne seule au lecteur la liberté tout entière de rechercher, à son gré, l'empreinte et la physionomie d’une époque; ces documents, restes vivants du passé, sont en outre un aiguillon qui pique
la curiosité; ils excitent chez le lecteur un désir parti culier d'analyser dans le détail les faits encore palpi tants sous la plume des témoins oculaires, Souve méme ce sont les savants qui, après avoir lu la ré daction, l'ensemble, sont les plus désireux d’étudie les textes, parce qu'ils aiment à retrouver sur le vi les personnages dont ils connaissent l’ébauche et don ils refont à leur guise une figure nouvelle d'après le originaux.
« Ce serait, en effet, une grande erreur de croire que le même document dise la même chose pou tout le monde : tel se laisse dominer par certains détails saillants qui, pour tel autre, sont insignifiants, tandis que ce dernier se passionnera pour un type effacé dans l'ombre, qui lui fait pressentir comme une révélation d'un point de vue nouveau de l'his toire. C’est pourquoi les documents textuels sont dans les livres historiques d’un estimable prix, puisqu'ils facilitent, pour le lecteur, cette variété d’aperçus qui fécondent la science et contrôlent ses assertions.
« J'ai encore un autre motif, et tout particulier, de
me féliciter et de vous féliciter en même temps de]
cette nouvelle édition, parce que j'ai eu la bonne fortune de profiter des découvertes si curieuses et si importantes que mon excellent et savant ami M. l'abbé Casgrain vient de faire cette année même dans les Colonial Records de Londres; découvertes qu'il a bien voulu me communiquer, et qui permettent de présenter sous un jour tout nouveau l’histoire de cette douloureuse période que l’on appelle la Neutralité des Acadiens, durant laquelle on les a trainés par
le fallacie avoir besoi ans l'abim
« Vous v bn doit vo moi-même) avez bien ‘ai pu écr ignes ait € pommes dis ion de l’ins mi, l'honor net, son sud gards les p ai faits sur | de suis entr tudes étaier )laisir de leu ratitude.
« Permett ôtre, pour | stime que alent.
« Veuillez iments de | ‘honneur d’,
u Paris, 1
art 9 , P le fallacieuses espérances, autant que l'on a cru
al Q 9 - 4 PA PL PT P8 PE voir besoin d'eux, jusqu'à ce qu'on les précipitat uvent£ er lans l'abime de la proscription.
la ré a
udi « Vous voyez, par ces détails, Monsieur, combien
udie , à QUE
le “P" doit vous savoir gré (le public aussi bien que
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td moi-méme) des larges encouragements dont vous
t don Rs
; avez bien voulu honorer mes recherches. Mais je
ès le, . nt
ai pu écrire cette lettre sans que chacune de ses
. Mignes ait éveillé en moi le cordial souvenir des
croire
hommes distingués qui vous ont précédé dans la direc-
PO Eion de l'instruction publique : mon cher et éminent ia mi, l'honorable M. Chauveau, et l'honorable M. Ouian(s, et, son successeur, avaient aussi accueilli, avec les SN gards les plus symprthiques, les divers travaux que ommel,”... À
l'lis* faits sur la Nouvelle-I rance. Malheureusement, je
dan °Ui entré en relation avec eux que lorsque ces ts tudes étaient déjà imprimées, ce qui m'a privé du
Blaisir de leur offrir publiquement l'hommage de ma T'Ratitude.
« Permettez-moi donc de joindre ici leurs noms au ôtre, pour les remercier et les assurer de la haute stime que je professe pour leur caractère et leur alent,.
« Veuillez, Monsieur le Ministre, agréer les seniments de haute considération avec lesquels j'ai honneur d'être,
br, de DS del onne es et ami éme ertes ttent e de
itra-
par
« Votre dévoué serviteur,