AUX
•sanaSiput
^ ^sT" a co a a c*o co a
infîrmf
xç-ro a <yïG^ t^-T-coaa
re et 2^
•san^Sipai
a ^ îOat^Oa
■^fO a
O O "Si CD n O
& p., D CL,
o g pci o
O VCD ^OJ 03
a a a ^ cd..-
fl a
ou
Officiers
Récapitulation
Troupe, j
Chevaux Mulets . .
III. — L'approvisionnement en munitions sera de : 120 cartouches par fantassin ;
60 — par cavalier, canonnier ou conducteur ; 36 — par homme armé du revolver.
La section de munitions d'infanterie comprendra, en outre, un approvisionnement de 30 cartouches par homme.
La section de 80™™ de m.ontagne sera approvisionnée à raison de 98 coups par pièce, dont 42 à la section de munitions d'artillerie.
La section de 65™™ sera approvisionnée à 112 coups par pièce, dont 28 à la section de munitions.
La section de munitions d'artillerie comprendra, en outre, la dynamite et les artifices nécessaires.
IV. — L'approvisionnement en vivres sera : 6 jours de vivres sur l'homme, sauf pour les spahis ; 2 jours de vivres au convoi administratif; 4 jours d'orge sur le cheval ou mulet; 4 jours d'orge au convoi administratif.
Les spahis n'emporteront que 4 jours de vivres, 4 autres jours se trouvant au convoi administratif.
Cet approvisionnement sera immédiatement réparti comme il est prescrit ci-dessuS et les corps se tiendront alignés en vivres dans la proportion indiquée, de manière à être prêts à marcher au premier ordre donné.
V. — Le chef du service de santé organisera son amhulance de manière à pourvoir pendant 15 jours aux besoins de la colonne.
VI. — Les chefs de corps et de service seront responsables vis-à-vis du commandant supérieur de l'exécution des prescriptions contenues dans le présent ordre.
L'ordre 12 constituait la 2« colonne d'après les mêmes principes, sous les ordres du chef de bataillon d'infanterie de marine Vallière.
Arondou est un village situé au confluent du Sénégal et de la Falémé. Non loin du village se trouve un plateau ombragé, bien battu par les vents et qui présentait des conditions hygiéniques relativement bonnes. Ce point était de plus îi la rencontre des deux cours d'eau suivis par nos chalands fi destination de
Arondon, le 19 novembre 188G.
Gallieni.
Kayes et de Sénoudébou. Il permettait de surveiller les pays sarracolets, dont les dispositions étaient douteuses, et offrait la possibilité de montrer des forces au sultan Ahmadou, campé sur la rive droite du Sénégal avec une dizaine de mille hommes. Enfin, il laissait indécis sur la direction que la colonne prendrait au moment de son départ.
C'est donc à Arondou que débarquèrent successivement les éléments destinés à la formation de la première colonne : un peloton de spahis, le peloton de la 38^ compagnie d'infanterie de marine, la section de 80™"^ de montagne, la 8® compagnie de tirailleurs sénégalais, et, plus tard, une section de Go""'", formée avec le matériel déposé à Kayes.
De vastes gourbis, bien espacés, avaient été installés à l'ombre des arbres. Il avait été même construit des abris pour les chevaux et mulets. Toutes les mesures avaient été prises, en un mot, pour éviter la mortalité qui avait signalé les débuts des campagnes précédentes, et qui avait sévi avec tant d'intensité sur le personnel comme sur les animaux.
Diamou était assigné comme point de concentration à la 2^ colonne. Ce point, situé à l'extrémité de la ligne ferrée, présentait de grandes commodités pour le ravitaillement des troupes qui y étaient campées. On s'y conforma exactement, comme à Arondou, à la règle d'espacer largement les gourbis servant d'abris aux hommes et aux animaux.
Au point de vue stratégique, Diamou permettait de prendre a route de Kita, suivie habituellement par les colonnes de ravitaillement, ou la route reconnue par le lieutenant Quiquandon à travers le Bambouk et conduisant dans le Diakha, en plein cœur des contrées soumises au marabout. Le choix de cette position laissait le doute dans l'esprit des populations et les mettait dans l'ignorance de nos projets. De plus, le sultan Ahmadou pouvait croire que les forces concentrées à Diamou avaient pour objet de surveiller la ligne Kayes— Bafoulabé et d'accourir vers Kita au premier indice d'hostilité de la part des Toucouleurs.
Diamou reçut les éléments de la 2^ colonne : un peloton de spahis, le 2^ peloton de la 38^ compagnie d'infanterie de marine, une section de 4 de montagne, la 1^® compagnie de tirailleurs sénégalais et les services accessoires.
Les opérations contre Mahmadou-Lamine devant éloigner pour quelque temps le gros de nos forces de nos établissements du Sénégal, puisque Dianna était signalé comme se trouvant à plus de 2o0 kilomètres dans le sud de Bakel, il était nécessaire de se prémunir contre toute tentative des Toucouleurs d'Ahmadou sur notre ligne de ravitaillement. Les troupes mises à ma disposition étant très restreintes, j'eus recours aux ressources offertes par le personnel des divers services, travaux, chemin de fer, administration, etc., qui se trouvaient à Kayes. Tous les employés de ces services furent armés, exercés au maniement de nos fusils Gras et organisés pour résister, le cas échéant, à tout acte d'hostilité de nos adversaires.
CONCENTRATION DES VIVRES ET APPROVISIONNEMENTS NÉCESSAIRES AUX DEUX COLONNES.
La question des vivres joue le rôle principal dans les opérations de guerre tentées dans les contrées soudaniennes, où tout fait défaut : voies de communication, moyens de transport, magasins, etc. Et cependant, sous ce climat débilitant, l'Européen ne peut marcher et combattre qu'à condition de recevoir une nourriture suffisante, et particulièrement une ration bien régulière de vin et de viande fraîche.
Le ravitaillement était d'autant plus difficile que la région où devaient s'effectuer les marches de nos colonnes avait été dévastée et privée de ses habitants par le marabout.
Sénoudébou fut donc désigné pour recevoir un approvisionnement d'un mois de vivres pour les deux colonnes. Le ravitaillement s'opéra au moyen de chalands légers expédiés de Kayes et de Bakel, et de porteurs réquisitionnés dans tous les pays sarracolets. Les vivres et munitions, au fur et à mesure de leur arrivée, étaient soigneusement emmagasinés dans de vastes gourbis de paille, construits par les tirailleurs de la 3* compagnie, qui tenait garnison à Sénoudébou.
En même temps, la 2« colonne créait un dépôt de dix jours de vivres à Bontou, sur la Falémé, à 140 kilomètres de Diamou
et à 100 kilomètres de Sénoudébou. La concentration de ces vivres s'effectuait au moyen des mulets, ânes et porteurs, qu'il fut possible de prendre sur les ressources du service du ravitaillement en moyens de transport. La nature montagneuse et rocheuse du Bambouk rendait cette opération des plus difficiles. Elle fut menée à bien, grâce à l'énergie et à l'activité du capitaine d'infanterie de marine Oberdorf.
Il ne faut pas omettre de mentionner que cette concentration de vivres sur ces deux points, Sénoudébou et Bontou, ne devait pas nuire au ravitaillement de nos postes, qui commençaient à crier famine et à demander des envois de vivres.
Le 10 décembre 1886, Sénoudébou et Bontou avaient reçu les approvisionnements indiqués et étaient prêts à servir de dépôts intermédiaires entre Arondou, Diamou et l'objectif des opé rations.