III. — C031BAT
La marche d'approche, telle qu'elle est indiquée au chapitre précédent, amènera le plus souvent en face d'une position sur laquelle l'ennemi opposera une résistance sérieuse.
Le principe fondamental à appliquer dans ce cas est le suivant : En montagne, le feu est tout; le choc est une exception; par conséquent : 1° Plus que jamais, l'attaque doit être préparée par le feu {fusil ou canon suivant le cas, user du feu à grande distance)', 2° L'attaque de front est un accessoire ayant pour but : De tenir un certain front;
De maintenir l'ennemi et de l'occuper pendant que se prépare l'attaque de flanc, souvent longue et pénible à cause du terrain;
De prendre possession de la position, lorsqu'elle aura été évacuée sous les feux d'enfilade ou de revers de l'attaque de flanc;
3° L'attaque de flanc est l'acte principal qui assure presque toujours l'évacuation de la position par l'effet seul de son feu;
4° Quand l'attaque de flanc est impossible, la position ennemie peut être considérée, dans la plupart des cas, comme imprenable; le rôle de l'attaque est alors de maintenir l'ennemi et de faire traîner le combat jusqu'à ce qu'un groupe voisin ou une colonne voisine vienne tomber sur le flanc ou sur les derrières de l'ennemi;
5° Si toutes les colonnes sont arrêtées de la même manière, elles s'étendent à droite et à gauche, cherchant à se relier, et constituent ainsi une sorte de première parallèle; on procède alors par cheminement et recherches successives de position de batteries, d'après les principes de la guerre de siège. (Ba-Dinh, janvier 1887; Hu-Thué, janvier 1891.)