III. — Recommandations générales pour la marche
Le lieutenant-colonel commandant exige le plus grand ordre et le plus grand silence pendant les marches. Il rend responsables, vis-à-vis de lui, de l'exécution des ordres donnés, tous les chefs de troupes ou de service.
Il rappelle qu'une colonne opérant dans le Soudan doit toujours être sur ses gardes et constamment prête à combattre ; que le calme et le sang-froid des chefs et des soldats sont les qualités essentielles au bon ordre.
Les haltes, qui seront toutes d'une durée uniforme, auront lieu aux heures prescrites par le lieutenant-colonel commandant, et seront employées à reprendre les distances, à inspecter le chargement des animaux et à ramener l'ordre le plus absolu dans les différentes fractions de la colonne.
Il est inutile de faire observer que les marches de nuit, quand elles auront lieu, exigent une surveillance minutieuse de la part des officiers et des gradés.
En résumé, le lieutenant-colonel entend que chacun, dans ces marches, se conforme aux principes de notre service en campagne, et rappelle que la bonne exécution delà marche dépend exclusivement de l'énergie et de la vigilance des chefs de troupes.
Camp d'Arondou, le 9 décembre 1886.
Galueni.
Ordre n° 16.
Le commandant supérieur ordonne :