FIEF DE VIEILLES. — SUITE DES I) HARCOURT I
du précédent, épousa Jeanne de Yillequier, et mourut en i 3 1 3.
Robert d’Harcourt, troisième sire de Beaumesnil, combattit à la bataille de Crécy (1346), épousa Jeanne de Prunelay. La seigneurie d Harcourt. suzeraine de la baronnie de Beaumesnil, fut érigée en baronnie en 1 338, en faveur de Jean IV, sire d’Harcourt, puis devint comté en 1342 (1).
Robert d’Harcourt, quatrième sire de Beaumesnil. mourut au siège de Carthage entrepris par les Génois en 1390. Il se qualifiait chevalier, se maria deux fois : i° avec Marguerite de Marigny ; 20 avec Marguerite de Mauvoisin de Rosny.
(1) Le Prévost, article Harcourt, tome II, p. 288, d’après Gadebled; — Charpillon, article Harcourt, p. 333 ; — Quevillv, p. 7. — En 1700, le comté d’Harcourt fut érigé en duché, en faveur de François de Lorraine (Charpillon, article Harcourt). Le comté avait droit de tabellionage, de sergenterie (Charpillon). On a souvent confondu comté, dignité féodale, avec vicomté, juridiction ordinairement royale.
Robert d’Harcourt, cinquième sire de Beaumesnil, fils du précédent, épousa Blanche de Montmorency et fut tué à la bataille de Nicopolis, le 28 septembre 1 396.
Robert d’Harcourt, sixième sire de Beaumesnil, mourut en 1410, suivant Monstrelet, à la bataille d’Azincourt.
Marie d’Harcourt, tante du précédent, hérita du domaine de Beaumesnil et le porta à Guillaume Painel, seigneur de Milli, en l’épousant.
Beaumesnil entra dans la famille de Tournebu par le mariage de Marie Painel, fille de Guillaume,
(1) Sur les Painel, voir Siméon Luce, la France, Guerre de Cent Ans, 2 e série, p. 9 1 .
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avec Guillaume de Tournebu, seigneur de Marbeufet de Blangy. Tournebu était mort avant le 22 février 1418, car à cette époque Henri V, roi d’Angleterre, donna à l’un de ses capitaines, Robert de Wylongby, les possessions, terres, seigneuries, qui avaient appartenu, dit-il, à Messire Guillaume de Tournebu, en son vivant chevalier et seigneur de Beaumesnil (1).
L'Anglais Robert de Wylongby rendit, le 22 février 1418, un aveu dont une copie, délivrée en 1728 par la Chambre des comptes, se trouve aux archives de l’Eure. Il y est dit que Beaumesnil était alors un plein fief de Haubert, ayant « manoir, « chastel, mote, colombier, court et usage à « moïenne et basse justice, prévostés, fieffés, « moulins, rivières, bois, pâturages, terres labou- « râbles et autres grains. Et si appartient l’ostel et « terres labourables de la Jennenière en icelle « terre y a rentes, deniers, grains, oiseaux, œufs. »
(1) Charpillon, article Beaumesnil, p. 234 ; — Quevilly, p. 9.
Il s’étendait sur « Vieilles , Bray, Saint-Vincentdu-Boulay et Beaumesnil ».
Le seigneur avait le patronage des églises et chapelles de « Beaumesnil, Vieilles , Pierre Ronde, Saint-Lambert, le Tilleul et Espiney ».