ADHESIONS AU CONGRES ET A L'EXPOSITION
CARCÉRAIRE
Il ne me faut pas beaucoup de mots quant à ce premier point, qui était le but direct de mon voyage. J'ai touché Bruxelles, Hambourg, Stockholm, Christiania, Berlin, Dresde, Saint-Pétersbourg, Varsovie, Munich, Stuttgart, Garlsruhe, Berne : tous les gouvernements se sont montrés bien disposés pour notre Congrès et presque tous ont donné leur adhésion active, en nommant des délégués officiels et promettant l'envoi d'objets : aucun n'a refusé ; quelques-uns seulement n'ont pas encore pris une décision définitive. Tout cependant fait espérer que cette décision sera favorable aussi ; car il s'agit d'une matière où la politique n'a rien à voir, et qui a, non seulement un intérêt scientifique abstrait, mais surtout un intérêt pratique bien
grave; elle constitue d'ailleurs une des branches les plus importantes de l'administration dans chaque pays.
Je dois ajouter que partout j'ai obtenu les plus grandes facilités de la part de nos agents diplomatiques et consulaires, qui se sont prêtés à cela avec une amabilité exquise ; et que partout j'ai reçu, de la part des fonctionnaires des différents gouvernements, l'accueil le plus cordial. J'ai tressailli de joie en voyant combien partout est encore vivante l'émotion éveillée par l'amour héroïquement actif de notre auguste roi dans les malheurs récents qui ont frappé notre pays , je rentre à Rome avec la consolante conviction qu'à l'étranger on suit avec intérêt le progrès que nous faisons dans le développement de notre vie nationale et que chaque pas de l'Italie en avant est regardé avec sympathie, comme si l'on attendait d'elie quelque chose, qui s'élabore peut-être intérieurement, mais qui jusqu'ici ne s'est pas encore manifesté.