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MR ET CU ER TA | ARREmEN Ur:
|: DEUX DE TROUVÉES. 289 de feu Alphonse Meunier, et l’ouvrit eur son pupitre en souriant d’un rire de triomphante satisfaction ; ses yeux brillèrent de plaisir, et il se mit à parcourir à grands pas son étude, en se froltant les mains de bonheur.
Vive Dieu ! murmurait-il, je n'ai plus que douze heures à attendre. Ilest minuit, et demain à midi
. je serai nommé administrateur, ou plutôt non, le
petit Jérôme sera reconnu comme le fils légitime de feu M. Meunier, ét moi, en ma qualité de tuteur, je
. deviendrai tout uniment l’administrateur naturel de
ses biens ! ah ! ah! ah ! Et cette vieille bête de juge, qui s'était imaginé que j'allais résigner mes fonctions de tuteur, et refuser l’administration ! oh! oh1!oh1 refuser l'administration de plusieurs millions, moi, Léon Rivard! oh! oh! oh! Buvons un verre de
madère à la santé de la perspicacité de son honneur
le juge de la Cour des Preuves !
Il tira une bouteille de l'armoire, s'en vida un plein verre, qu’il sirota avec une ineffable sensualité, en fermant à demi les yeux, et se faisant claquer les lèvres après les avoir léchées de sa langue. -
Il n’est pas mauvais du tout ce madère ! continua
le docteur, en se parlant à lui-même ; maintenant voyons notre richesse, ou. plutôt celle de notre pupille! oh! oh!oh! Je connais déjà le testament par cœur ; mais c'est égal, ça nc nous fera pas de mal de le relire encore une fois, une petite fois ! voyons, commençons par le cominencement : “ Me sentant
attaqué d’une maladie incurable, &c.” Il avait devi- |. né juste, le vieux! “ Je recommande mon âme à
Dieu.” Oh!oh! oh! comme s’il avait eu besoin de lettre d'introduction ! Je lui avais donné end
port et sa feuille de route, qu’avait-il besoin de recomve nr ? Je, &e., de, xc. Je ne dois à personne,
c.” Tant mieux, nous aurons moins de difficulté a aotre conscienciause administration. “ Je constitue pour mon héritier et légataire universel Pierre de St. Luc, &c” Nous connaissons tout ça; passons aux legs. ‘ En reconnaissance de la fidélité, &c., de Pierrot et Jacques, &c.” C'est ce maudit mulâtre de Pierrot, qui était toujours sur mes talons, quand j'entrais chez le défunt; nous verrons s’il l'aura, sa liberté ! “ Je donne, &c. Je donne et lègue, &c. Je lègue, &c. Je lègue à dame veuve Regnaud, &c,' Vieille folle ! “* J'en donne la nue propriété à son intéressante et aimable fille, Mathilde.” Une petite nigotte ! une petite pimbèche! une petite stupide! avec des yeux de feu, un cœur de glace ! avec un assez joli minois, une grosse bète! Si elle avait voulu......je lui laisserais bien son legs ; je l'aurais doublé, triplé même! Mais avec de pareils vertugadins, le mieux, ma foi, c’est de ne pas s'en occuper. Passons au positif; prenons une plume et du papier, et additionnons :
Par titres authentiques hypothécaires.…....8223,050 Oh ! je ferai bien grâce des cinquante dollars ! | Billets promissoires hyp. et échus..…. 8194397 do do non échus......8342,612
Les billets échus, j'en réaliserai le montant;
ceux qui ne le sont pas, je les discomp-
terai à perte. Ce ne sera pas mon papillo qui en souffrira.
Propriétés foncières …............. …. ..8665,000 |
ACTIONS... ose sed M Sn LE] 802,000
e çecomersonne, dificulté Je consel Pierre ; passons >, &c., de rulâtre de 18, quand l'aura, sa e, &c. Je aud, &c.” iété à sol Une petite > stupide!
> | avec un elle aväit je l'aurais ls vertuga- OCCU PET.»
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..8223,000 rs!
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np- 5e
tel auteur de l'immortelle chanson! au roi....: des
Dépôts ! dépôts !1! dépôts ! ! ! quatre cent soixante et quinze mille dollars 11!
Suvons un verre de vin! oh! c'est bon le vin! buvons-en un autre à la mémoire de feu M. Meunier! et un autre à la santé de feu M. de St. Luc! et encore un autre à la mémoire de notre
pupille, le fils légitime du premier défunt! hi, hi,
hi! Maintenant laissons-là nos calculs ; j'ai la vue un peu fatiguée! Buvons. * Ce n’est pas tous les jours, qu'on devient ‘administrateur de-dlu-de lad’une si grande fortune! ce sont de bien mauvaises chandelles, que j'ai là! Elles n’éclairent pas; et je veux bien que le d...…. m'emporte, Si j'y vois clair. Allons, encore un coup !.….. et encore un autre petit... Mais oui ; c’est bien ça ; c’est un fait; il n’y en a plus dans la bouteille! Si je faisais sauter le bouchon d'une bouteille de Sillery mousseux ? et
pourquoi pas? Ga oui; c'est du vin!il n’est pas si
fort que ce coquin de madère qui vous monte à la . tête ! voyez donc cette belle couleur, cette moussante écume ! allons à votre santé... Il est bon, fameux, capital ! 11 faut que j'en boive un autre verre à la santé de. de qui donc? de cet autre défunt, auquel j'ai ce soir délivré un passeport pour sa majesté l’empereur des enfers! hilhithi!
Ab, si cet animal de Pluchon était ici, je boirais à sa santé, et je lui ferais chanter sa chanson : ‘ Hontremoi ion petit poisson’ En voilà une chanson, par exemple ! {on petit poisson ! oh l'oh! oh ! Il devait être un pécheur, celui-là qui la composée ; je voudrais bien savoir s'il était pécheur au dard ou ‘à la raie ? dans tous les cas, un verre de champagne à l’immor-