‹ Une dette de jeunesse comedie en un acte, en proseChapitre 2 sur 88 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MARGUERITE, PIERRE. Il apporte des fleurs à Marguerite.

MARGUERITE

Par ici, Pierre !

PIERRE *

Regardez-moi ces Ueurs-là! Y a-l-il dans les environs un jardinier qui pourrait vous on montrer de pareilles?

MARGUERITE

Les autres en disent autant... Donne... (Elle dépose les fleurs dans les vases de la cheminée.)

PIERRE

Dites donc, madame Marguerite, c’esl donc aujourd'hui la fêle à quelqu’un dans la maison?

MARGUERITE'

C’est la fête de M. André! Va, si on le savait dans le village, il y en a plus d’un qui viendrait la lui souhaiter.

PIERRE

Dites donc, madame Marguerite, est-ce vrai que M. André a remis une année de loyer à Jean Roucbel, son fermier des Essarts, parce que lu femme de Jean est malade?

MARGUERITE

Cela l’étonné, toi?

PIERRE

Daniel... Et qu'il a promis au -père Anselme de lui acheter un remplaçant pour son garçon, qui a tiré un mauvais numéro?

MARGUERITE

Sans doute.

* Pierre, Marguerite.

PIERRE

Ah 1 pourquoi faut-il que j’en aie amené un bon, moi?

MARGUERITE

Comment?

PIERRE

11 m’aurait racheté aussi!... Dites donc, madame Marguerite ? marguerite.

Ali ! c’est assez bavarder, monsieur Pierre.

PIERRE

Ou bien, j’aurais été militaire comme le frère de M. André.

MARGUERITE

Silence ! voici madame Norbert avec M. et madame André!

(Elle sort par la droite, taudis qu' André, madame Norbert et Gabrielle entrent par le fond à gauche.)

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