‹ Une énigme historiqueChapitre 12 sur 36 · LE PART · texte numérisé non relu

LE PART

LETTRE D'ENVOI AU R. P. AUGUSTE VALENSIN XVIL

me soutenir, j'essaye une nouvelle exploration de ce monde, je ne dis pas inconnu, mais d'ordinaire méconnu, le plus réel pourtant, puisque le sens populaire, l’inspiration artistique, l'invention morale, les aspirations religieuses y trouvent leur secret soutien.

Jules Lachelier me disait un jour que Maine de Biran peut nous dispenser de passer par Kant pour le libre développement de la pensée philosophique. Peut-être avant lui et mieux encore que lui, Leibniz peut, si nous comprenons et suivons à fond la voie où nous engage son hypothèse du Virculum, servir à éviter l’impasse criticiste, à discerner l'erreur de méthode et les conceptions hybrides qui aboutissent aux antinomies, et nous ouvrir l'accès d’une métaphysique réaliste sans illusion et sans exclusion, faisant droit à toutes les requêtes de la science positive, de la spéculation rationnelle et de la foi religieuse. C’est à indiquer sommairement ce passage que tend cette étude sur le Vinculum. Une telle recherche, qui doit sans doute se fonder sur la critique des textes et sur l’histoire authentique des doctrines, a cependant plus qu'un intérêt historique : car si, pour répondre à vos bienveillantes instances, mon Révérend Père et cher ami, je me suis résigné à cette tâche latérale et préparatoire à l'achèvement toujours retardé de « la Pensée », c’est somme toute afin de mieux revenir à ce livre très lourd; c'est aussi pour rendre plus aisé et plus instructif l'effort de ceux qui voudront bien me lire; je ne cherche en effet ici qu’à les entraîner à une sorte de dépaysement, qu’à établir d'avance un lemme propre à éclairer les conditions d'accès et de succès pour une telle exploration. Il m'a

LE « VINCULUM SUBSTANTIALE ». b

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