‹ Une épidémie de fièvre typhoïdeChapitre 32 sur 32 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

En résumé :

L’épidémie de Tauves reconnaît pour facteur principal et primordial l’eau des fontaines de la Halle.

La relation de cause à effet est démontrée :

1° Par l’éclosion soudaine de cas multipliés, limités au début de l'épidémie aux individus qui avaient fait usage de cette eau dans leur alimentation ; 4 ‘

2 Par la cessation de l'épidémie concordant à Tauves,

foyer principal, avec là fermeture de la source incriminée, 18 à 30 jours après cette fermeture ;

3° Par cette constatation que le groupe atteint en avril partageait avec les habitants des villages de la commune de Tauves, et ceux des deux communautés de Tauves restés indemnes de fièvre typhoïde, les mêmes conditions de climatologie, de sol, d'hygiène générale, et ne s’en distinguait que par l’usage de l'eau des fontaines de la Halle ; |

4° Par la constatation effective de.la pénétration dans une conduite d'amenée d'eau, non étanche, de vase souillée par des matières organiques, et par la présence dans cette vase d’un bacille, que sa forme et son évolution biologique identifient avec le bacille typhique.

LA QT Pa

Si, comme le démontrent les premiers résultats de l'examen bactériologique dans leur rapprochement avec les faits de l’enquête, le bacille découvert dans la vase du lavoir des Gannes est bien le bacille typhique, il paraît vraisemblable d'admettre que l’ensemencement de ce bacille remonte à 1887.

Je me permettrai donc, en forme de conclusion finale, d'émettre la proposition Suivante : Li

Le bacille typhique peut, en dehors de l'organisme humain, s'acclimater dans certains milieux extérieurs naturels.

Il a pu, notamment à Tauves, en conservant ses propriétés infectieuses, vivre et pulluler durant trois années dans la vase du lavoir des Gannes, et dans les terrains immédiatement au voisinage du canal d'évacuation de ce : lavoir, dans lesquels on le retrouve encore aujourd hui.

Vu : le Doyen,

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