CONCLUSIONS
Des observations qui précèdent et des quelques considérations auxquelles nous nous sommes livré nous croyons pouvoir tirer les conclusions suivantes :
4° Il y a eu dans le Centre de dirigeables de Cuers-Pierrefeu, en septembre-octobre 1919, une épidémie de paludisme à PI. Vivax.
La présence d’un grand nombre de paludéens anciens, dans des conditions telluriques et climatériques favorables à la pullulation des moustiques (en particulier des anophèles) ont été, en l’absence de toute prophylaxie spéciale, les causes de cette épidémie.
2 Les premières manifestations, de même que les récidives de ce paludisme, ont été des accès de fièvre intermittente, le plus souvent du type tierce, mais quelquefois du type quotidien par double tierce.
3 Les sujets jeunes ont été particulièrement atteints.
4° Il importe, pour l’avenir de la race, de ne pas laisser s'installer, en France, l'endémie palustre. Dans ce but, il faut que les médecins des Centres d’Aérostation et de Stations d’Hydravions, aient toujours présent à l’esprit que leur situation dans des plaines uniformément plates ou sur le bord des lacs ou lagunes les met à même de voir s’allumer des foyers de paludisme. I faudrait done que ces médecins, afin de pouvoir mettre en œuvre.une prophylaxie palustre rigoureuse fussent
à même de faire un diagnostic de paludisme précoce, certain et rapide, et eussent un #icroscope à leur disposition.
Le commandement et les chefs du Service de Santé doivent avoir à cœur de favoriser la tâche des médecins, leur fournir le personnel et le matériel nécessaires, et tout mettre en œuvre pour que certaines belles régions de la France ne deviennent pas malsaines pour les civils et les militaires qui sont obligés de les habiter.
Vu bon à imprimer :
Le Président de la Thèse, Vu: Le Doyen, B. AUCHÉ. SIGALAS.
Vu et permis d'imprimer :
Bordeaux, le 17 Juiilet 1920,
P, le Recteur de l’Académie, Le Vice-Président du Conseil de l'Université,
DUGUY.