C-yO^l
d-iî-*-^
noant
néant
Conformément à la méthode déjà suivie, ce seront les premières syllabes en « e, i, o, u, y, » qui se présenteront dans la lecture des documents, qui seront consignées au tableau ci-après, en ayant soin toutefois de n'opposer que des lettres initiales, médiales ou finales.
Il résulte de la comparaison des éléments graphiques compris en ce tableau que quelques-unes des lettres voyelles qui constituaient des analogies lorsqu'elles ont été examinées à l'état de caractères simples dans le tableau synoptique des minuscules annexé aux présentes, changent un peu de physionomie regardées comme parties constituantes d'une syllabe :
1° La syllabe « ce » de la pièce de question n'est comparable avec aucune de celles semblables des pièces de comparaison dont toutes sont constituées par des lettres excessivement simplifiées; la seconde étant invariablement en forme d'accent circonflexe.
2° La syllabe « in » de la pièce de question, par suite delà jonction du point avec la lettre « n » diffère des autres syllabes semblables des pièces de comparaison.
3° La syllabe « mo », très fermée dans la pièce de question diffère également de celle des pièces de comparaison pour la forme de ses deux éléments graphiques.
4° La syllabe « eu » par la courbe bien formée de la lettre « u »
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n'est guère comparable qu'avec la même syllabe de 1890; les deux autres constituant une véritable lettre « m ».
5° La syllabe « ye » enfin, qui ne trouve une analogie qu'en 1890, en diffère par la tête de la lettre « y » plus calligraphique, moins épatée et par son jambage absolument atrophié.
Par suite, la valeur des analogies constatées plus haut au point de vue de chaque lettre se trouve encore diminuée et doit plutôt être interprétée dans le sens de caractère différentiel.
Bien que dans certaines circonstances, lorsqu'on se trouve en présence d'écrivains dont le graphisme varie nécessairement sous l'influence de- la moindre émotion au point de se caractériser différemment d'une date à une autre et dont l'un des signes généraux de l'écriture est l'inégalité, les analogies et les similitudes puissent acquérir une importance sérieuse et réelle en matière d'expertises d'écritures, il n'en reste pas moins avéré que, généralement, elles n'ont qu'une importance tout à fait subsidiaire, deux lettres, deux syllabes, deux mots qui s'appliqueraient exactement l'un sur l'autre étant au contraire presque une preuve péremptoire de faux, comme il en a déjà été fait la remarque.
Elles ont encore moins d'importance dans le cas présent, puisque soit que la pièce de question et les pièces de comparaison aient été écrites par la même main^ soit qu'elles aient été écrites par la main d'écrivains différents, elles doivent de toute nécessité contenir des analogies et similitudes en plus ou moins grand nombre, résidus inconscients de l'activité musculaire du même écrivain dans le premier cas, et résultats d'une imitation plus ou moins habile dans le second cas.
S'il arrivait que les analogies et les caractères différentiels fussent pourtant en quantité à peu près égale, il serait logique, en tenant compte de la sensibilité révélée par l'inégalité surtout de l'écriture de l'écrivain des pièces de question, d'accorder une valeur prépondérante à ces analogies, et dans l'unique but de départager les probabilités ^ mais jusqu'à ce moment, et sans qu'il soit besoin de recourir à la récapitulation générale qui sera ci-après établie, le nombre des caractères différentiels l'emporte a priori certainement sur celui des analogies.
Malgré la valeur prépondérante qui pourrait leur être attribuée, peut-être et probablement existerait-il au surplus un moyen de la faire s'évanouir en mettant en relief d'une manière générale et pour ainsi dire incontestable les caractères différentiels de l'ensemble des deux séries d'écritures et de chacun de leur détail, au moyen d'une expérimentation relativement facile quoique coûteuse.
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Ce serait de faire photographier les originaux des pièces soumises à la présente expertise, sur un même papier avec le plus fort grossissement possible qu'on puisse obtenir, et de les découper ensuite, soit par lignes, soit par mots, soit par syllabes, soit même par lettres.
Et il paraît presque certain qu'alors tous les produits parallèles des découpages étant mêlés, une personne quelconque ayant tant soit peu l'habitude de la manipulation et de la connaissance de l'écriture arriverait à mettre d'un côté et presque sans grand écart, tous les éléments graphiques correspondant à ceux des pièces de comparaison, et d'un autre côté, les mêmes éléments correspondants de la pièce de question, tant la physionomie générale et de détail des deux écritures est en réalité différenciée.
C'est pourquoi et pour clore la présente opération, les résultats du tableau ci-dessus dressé peuvent incontestablement être portés ici au titre de caractères diférentiels.