TUBERCULE DE L IGNAME
de s'occuper d'agriculture proprement dite, eux qui devaient vivre, la plus grande partie de l'année, de la pêche et de la chasse? Il va de soi qu'ils songeaient d'abord à eux-mêmes et à leur nourriture personnelle. Cependant on voit vers le nord et l'est des champs assez étendus de céréales : du maïs, du sorgho, du millet, du riz.
On y cultive aussi le manioc, l'igname, des racines sucrées, la canne à sucre, l'arachide, le papaya. On trouve çà et là des champs de peu d'étendue couverts de chanvre et de tabac, mais pas en grande quantité. On y rencontre surtout le bananier, ce trésor de la zone torride, sans lequel on ne peut se représenter un village d'indigènes.
C'est un arbre de belle apparence, aux feuilles luxuriantes d'un vert foncé, aux fleurs d'un rouge violet et aux fruits splendides et savoureux, croissant en jolies grappes ou épis.