ALGUES AQUATIQUES DAA’S LES FLACONS DE CULTUUE
l’explication donnée par M. Dangeaud est valable on doit donc observer dans ce cas, comme lorsque le tube est vertical, des lignes droites de Chlorella coïncidant avec certaines génératrices du tube; or, ainsi que le montre la photographie 2 (IM. XIV), le Chlorella a produit de fines lignes qui se sont étendues verticalement, à partir de points situés assez uniformément sur la génératrice correspondant à un plan tangent vertical, jamais en tout cas à un niveau supérieur.
Chacune de ces lignes traverse des zones d’intensité lumineuse variable, sans que cette variation inllue en quoi que ce soit sur leur allure; c’est donc bien la pesanteur qui agit ici, une fois que la colonie à débuté en un point par l’adhérence fortuite de quelque cellule à la paroi du verre; cela explique d’ailleurs que dans l’expérience que je rapporte les lignes ne puissent exister au-dessus de la génératrice latérale du tube.
Je ne prétends naturellement pas que l’intensité de la lumière n a pas, pour le Chlorella vulgaris, comme pour toutes les plantes, une action sur la rapidité du développement; le fait que les Algues n’apparaissent tout d’abord que sur la face opposée à la lumière le montre surabondamment. Ce que prouve du moins mon expérience c’est l’intervention de la pesanteur dans la formation des stries dessinées par certaines Algues dans les flacons où elles se développent.
Explication de la Planche XIV.
1. Stries verticales produites par un Glæocaina à la face interne d‘un llacon.
2, lube à essais faisant un angle de 60*^ avec la verticale et présentant des lignes dessinées par le Chlorella vulyaris; celles-ci se sont maintenues dans un plan vertical.
M. Dangeard présente les observations suivantes :
11 est assez naturel que la pesanteur puisse jouer un rôle dans la production de certaines lignes par les Aigues à 1 intérieur des flacons de culture.
(cependant, en ce qui concerne le dessin dont nous avons communiqué la photographie à la Société', nous n’avons pas cru
1- Dangeard (P.-A.), Note sur les propriétés photographiques du Chlorella vulgaris (Bulletin. Soc. bot. de Fr., 4® série, t. IX, 1909).
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SÉA?iCE DL 10 JUIN 1910.
pouvoir faire intervenir la pesanteur, à cause des raisons suivantes :
Les lignes ont une longueur totale de 15 cm.; elle ont l’épaisseur d’un trait de plume : il existe, à un endroit, un groupe de cinq lignes verticales complètement distinctes sur tout leur parcours et la largeur totale du groupe n’est que de 0,005 mm.
Si ces lignes ont pour origine chacune une colonie de Chlot'ella située au sommet, on s’explique difficilement la fixation des nouvelles cellules sur la paroi au fur et à mesure qu’elles sont mises en liberté et qu’elles tombent; les premières cellules fixées doivent aussi arrêter les autres dans leur chute ou du
moins les faire dévier, ce qui ne se concilie guère avec l’indépendance constatée plus haut de lignes séparées les unes des autres par un demi-millimètre environ.
Il faut ajouter que les cellules de Chlorella sont minuscules, que si elles abandonnent un instant la paroi, elles restent longtemps en suspension dans le liquide : lorsqu’elles sont ainsi libres dans le liquide on les voit monter à la surface, emportées par une bulle d’oxygène, pour redescendre ensuite plus ou moins lentement; les moindres trépidations, et il en existe toujours dans les laboratoires, suffisent à modifier la position de ces cellules au sein du liquide.
Ce sont ces diverses objections, et il en existe d’autres, qui nous ont empêché d’attribuer à la pesanteur le dessin dont il s’agit; nous avons alors recherché quelle pouvait être l’action d’autres facteurs tels que Vinlensüé lumineuse et la nature des
L’influence de Y intensité lumineuse a été prouvée par de nombreuses expériences '■ : celle dans laquelle l’Algue dans sa croissance a reproduit tous les détails d’un écran en dentelle placé sur le flacon de culture est des plus démonstratives.
luQ rôle différent des radiations a été mis en évidence par ce fait que, dans les cultures soumises à l’action du spectre, l’Algue ne s’est développée qu’en face les rayons orangés et rouges.
Il faudra donc étudier, dans chaque cas particulier, l’action
i. Dangeard (P. -A.), Sur les propriétés photographiques du Chlorella vul garis (Comptes rendus Acad. Sc., novembre 1909 ).