‹ Une Famille de soldatsChapitre 7 sur 24 · PIERRE I DE L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

PIERRE I DE L'ÉGLISE

lERRE DE L'ÉGLISE, fils aîné du précédent, fervent calviniste, a des démêlés avec le Parlement de Bordeaux très hostile à ceux de la Religion réformée. Ne pouvant obtenir justice, il en réfère au Roi Henr\- IV.

Par lettres patentes, en date du ii mars 1596, le Roi accorde à Pierre de L'ÉGLISE l'évocation de toutes ses causes au Grand Conseil et en interdit la connaissance au Parlement de Bordeaux.

Voici les principaux passages de ces lettres patentes.

Henry par Li grâce , etc

à nos aimés et féaux conseillers, tenant notre Grand Conseil, salut et dilection.

Notre bien aimé Pierre de L'ÉGLISE, capitaine d'une compagnie de gens de pied, étant en garnison en notre ville de Casteljaloux et commandant, pour notre service, au château de Castelneau-de-Cernes, nous a lait remontrer que feu notre très honoré Seigneur et frère, le Roy dernier décédé, avait établi des chambres au ressort des Parlements pour décider des dilTérents de ceux de la Religion prétendue réformée, suivant les édits de pacification, lesquels depuis auraient été révoqués par édit de juillet 15S5

Nous aurions y celui cassé et annulé et déclaré que nous voulons et entendons que les édits de pacification fussent gardez et observez,

Le dit exposant étant de la Religion prétendue réformée et à cause de ce, odieux à notre Cour de Parlement de Bordeaux, ne pouvant avoir justice des procès qu'il a pendants et lui sont journellement suscités, tant, civilement que criminellement, nous a fait supplier lui octroyer évocation en notre dit Grand Conseil de tous les procès et différents qu'il a et pourra avoir par cy après pendants en notre dite Cour de Parlement de Bordeaux. Nous à ces causes , etc .

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