Plus tard directeur à Grenoble
A cette date, la compagnie d'ouvriers de Guériot complétait la garnison de la ville ; elle était commandée par Jean-Baptiste-Louis de Guériot, en premier, et François-Jean-Baptiste de Mon tille, en second. Le capitaine de Rochemure, sous-directeur du parc en 1781, passa au régiment d'Auxonne et eut pour successeur M. Monnin de Montfort, le 19 avril; en novembre, on trouve à la suite de l'école, MM. Claude- Hubert Roussel d'Hurbal et François de Tisseuil, lieutenants en second surnuméraires, avec 480 livres d'appointements par an ; les élèves étaient MM. Dardenne, Dutheil de Puisbert et de Mabile. A la fin de cette année, l'inspection générale du département dans lequel l'école d'Auxonne était comprise passa, pour deux ans, entre les mains du chevalier de Saint-Mars, précédemment colonel du régiment de Strasbourg.
Le 13 juin 1782, le baron du Teil recevait une gratification de huit cents livres : il semble vraisemblable que cette grâce lui fut accordée en raison du voyage du comte du Nord * qui arriva à Dijon par la porte d'Ouche, le 15 mai, accompagné de sa femme, de la princesse de Wurtemberg, sa belle-mère, et de l'une de ses belles-sœurs : il avait dû passer par Auxonne et y avait été sans doute traité par le commandant de l'Ecole.
1. Paul Petrovitch, grand-duc de Russie, depuis empereur, 1754 -j* 1801, marié en secondes noces, en 1716, à Marie Fedorowna de Wurtemberg, fille du prince Frédéric-Eugène et de Frédérique-Dorothée-Sophie de Brandebourg-Schwedt. Le prince et la princesse de Wurtemberg résidaient à Montbéliard.
i, DO Tui,. — Une famille militaiie. 15
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GARNISON d'aUXONNE
On a vu qu'en raison de Tabsence continuelle du gouverneur d'Auxonne, du Teil se trouvait être commandant pour le roi dans cette place. Le 10 février 1783, «q cause de la double fonction qu'il remplissait ainsi d une manière constante sans appointements spéciaux, on le proposa pour un supplément de traitement de deux mille livres : « il est dans le cas, disait-on, de recevoir beaucoup d'officiers généraux et autres personnes de considération qui viennent voir les opérations de l'École, surtout lors de la teniie des Etats pendant lesquels il est obligé d'aller faire sa cour au Prince... » Le chevalier de Saint-Mars transmit cette proposition à Gribeauval qui la prit en mains et y joignit « les témoignages les plus favorables, tant sur le mérite de M. du Teil que sur la réalité des dépenses extraordinaires auxquelles sa position lobligeait » ; mais le ministre répondit, le 4 avril, au premier inspecteur : « Sa Majesté m'a pariie très-satisfaite des témoignages avantageux dont vous avès appuyé cette demande, mais, quelque intéressans que soient les titres de M. du Teil, l'économie qu'exige la situation des finances n'a pas permis dy avoir égard ^ »
Le 24 octobre, Sa Majesté lui délivra un brevet spécial de commandant pour le roi à Auxonne : il était alors dans un assez mauvais état de santé et avait été obligé de demander, le 13 octobre, l'autorisation de s'absenter quatre mois à différents intervalles, ayant « souffert de l'épidémie dont presque toute la garni-