Jean-Marie Naudin
Corse ; les fonctions antérieures remplies par Naudin semblent expliquer Taccueil que reçut dans sa maison Bonaparte, en arrivant à Auxonne.
Le l^*" janvier 1784, le baron du Teil était promu maréchal de camp; le 18 juillet suivant, sa pension sur l'ordre de Saint-Louis était portée à six cents livres. L'année fut brillante pour le nouveau maréchal de camp; il travailla « considérablement pour se préparer, conformément aux ordres de Monseij^neur *, à faire voir son école au roi de Suède ^ que l'on présumoit devoir passer par Auxonne à son arrivée en France ^ ». En effet, « on attendoit à Dijon le roy de Suède pour le 7 ou le 8 de juin ; M. de Gouverne t luy avait préparé une fête chez luy ; il étoit venu des étrangers pour le voir à son passage..., mais l'empressement qu'avoit le roy d'arriver à Paris dérangea toutes ces mesures. M. de Gouverne t^ qui avoit été au-devant de luy jusqu'à Lyon arriva à midy et apprit au public que le roy passeroit debout; en effet il passa à une heure après minuit et ne s'arrêta point •^. » Mais le baron du Teil fut dédommagé de ce contretemps par les visites de deux autres princes, qu'il reçut dignement avec tout l'appareil nécessaire.