‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 14 sur 284 · Créé le 28 août · texte numérisé non relu

Créé le 28 août

3. Jean-Baptiste de Vigny, f 1707, lieutenant-colonel de Royal-Bombardiers 1685, brigadier d'infanterie 1693, maréchal de camp 1702.

S août, le maréchal de Luxembourg i, auquel le roi avait laissé le commandement de son armée, i^a^nait sur le Prince d'Orange ^ la bataille de Steinkerque A cette journée, notre canon qui avait été envoyé à Mons à cause du mauvais temps ne put répondre qu assez tard à celui de l'ennemi; dès qu'il fut arrivé sur le champ de bataille, de Vigny fit séparer les brigades et, en dirigeant la première, fut blessé au bras gauche, ce qui ne l'empêcha pas d'agir jusqu'à la fin de 1 affaire : elle coûta vingt soldats au régiment des Fusiliers ; sept de ses officiers y furent blessés et quarante de ses hommes mis hors de combat.

Au début de l'année suivante, le 15 avril 1693 3 Louis XIV rendit une ordonnance relative au régiment des Fusiliers qui, définitivement organisé à dater de ce moment, prit le nom de Royal-Artillerie ; le 29 juillet, ce corps se distingua à la bataille de Neerwinden par la façon dont il servit nos soixante-dix pièces qui

1. François-Henri de Montrnorency-Bouteville duo H^ Luxembourg, 1628 f i69o, maréchal de'i^Vance Vô!^' "' ^' ,u ,!"'?'' ^^ ^^^^^^, Piince d'Oranjre, 1650 f 170'> stathouder i6.2, roi d'Angleterre i689, rectnnu pa Ma France

3. Cette ordonnance portait assimilation entre les .rpo^P^ des officiers d'artillerie et ceux du régiment Ro'a Irti leïe qui était subordonné au commandant de l'artillerie^de iwë^ k. heutenant-colonel du régiment avait le ,rade ^TiLjtZVt

tollltr ie "•' ''Tr ^^P^*^"^^'^ ^'«'-^ commi^^ Pjyj^^^ciaux le major et les autres capitaines commissaires

ordinaires, les aide-majors, lieutenants: sous-lieutenants el enseignes commissaires extraordinaires ; ^es officiers n'nLés par e roi recevaient leurs provisions dans le corps d'artillerie parles soins du grand maître; général Suzane, p 145

ROY AL- ARTILLERIE

tirèrent u avec tant de justesse que les ennemis en reçurent un très grand dommage, ce qui les obligea de changer souvent de place » : il arrivait même que les boulets qui avaient frappé la terre, sur la hauteur où les alliés avaient construit des retranchements pour poster leurs quatre-vingts canons, allaient porter le désordre dans leurs rangs de l'autre côté de cette crête ^ Le siège de Gharleroi termina cette seconde campagne k l'issue de laquelle du Teil était promu lieutenant en décembre 1093.

L'armée commandée en 1694 par le Dauphin en Flandre s'illustra par la marche de Vignamont durant laquelle elle fit, du 20 au 24 août, quarante lieues en quatre jours : la bonne volonté des officiers et des soldats se fît connaître dans cette occasion ; ils supportèrent avec plaisir toutes les difficultés et les fatigues de ces pénibles étapes. Ce fut le fait saillant de cette campagne comme le bombardement de Bruxelles fut celui de la campagne suivante. Certaines dilïicultés soulevées par des questions de service engagèrent le roi à rendre le 25 novembre une ordonnance qui n'est que le développement de celle du 15 avril 1693 : le duc du Maine ^ avait été nommé grand maître le 10 septembre 1694. Du Teil paraît ne pas avoir fait les dernières campagnes de la guerre qui se termina par la paix de

1 . Histoire militaire du règne de Louis le Grand, par le marquis de Quincy, Paris, 4726, 7 vol. in-4o, t. II, p. 628.— Charles Sevin, marquis de Quincy, servit dans l'artillerie et parvint au grade de brigadier 1719.

2. Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine, 1670 f 1736; nous verrons qu'il accorda sa protection à la veuve et aux fils d'Ange du Teil.

Ryswick, maïs il dut se trouver au camp de Gompiègne où iîgurèrent, en 1()97, les quatre bataillons du régiment sous les ordres du lieutenant-colonel de la Harteloire ; l'année suivante, il était à Perpignan d'où il écrivait à son beau-frère de Berlue ^ en février.

En 1702 nous retrouvons du Teil, qui servait dans le 4® bataillon, à la défense de Landau où M. de Breuil, lieutenant de l'artillerie, commanda cette arme : Ezéchiel de Melac-, lieutenant général, ne rendit cette place au roi des Romains'^ que le 10 septembre, après un blocus de cent cinquante-cinq jours et quatre-vingtquatre jours de tranchée ouverte ; « la nuit du 20 au 21 aoust, les Ennemis... firent au fort une nouvelle batterie de six pièces qui battoient on liane le bastion de la gauche. On tenta de brûler leurs gabions ; mais s'en estant apperçus, ils firent un si grand feu que nous ne pûmes exécuter notre projet. M. de Pigar '* des-

i. Bien que cette lettre n'ait aucun rapport avec la carrière militaire de du Teil, elle est intéressante h connaître en raison des sentiments qu'il y exprime à l'occasion du second mariage de son beau-frère avec M**^ Marguerite de Monier : « Jay reçu, monsieur mon très cher frère, la lettre que vous mavés fait Ihonneur de mescrire. Je loue fort le choix que vous faites de ma cousine de Monier qui est une personne pour qui jay une estime très particulière et avec qui je suis très persuadé que nous pourrons toujours entretenir cette ancienne et estroitte

amitié que nous avons toujours eu ensemble De Perpignan,

le 19"*' février 1097. » Archives de M"" L. de Berlue.

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