‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 17 sur 284 · LE 4« BATAILLON DE ROYAL-ARÏILLERIE · texte numérisé non relu

LE 4« BATAILLON DE ROYAL-ARÏILLERIE

Proisy, 1720; Ragjanne, 1720; La Pérelle, 1725; Valenceau, 1733; Gaudechart, 1744; Fransure, 1752; Menonville, 1754.

Au moment de la réorganisation du régiment Royal- Artillerie, Jean- Ange du Teil, qui n'était que volontaire, continua de compter au quatrième bataillon commandé par de M. de Proisy et dont le major était M. de La Borie^; quelques jours plus tard, le 22 juin 1720, M. de Raganne, premier capitaine, prenait le commandement du bataillon et, le 20 septembre, du Teil était nommé à la place de sous-lieutenant vacante par l'abandonnement du sieur de Deppe. Le corps tenait garnisof! à Perpignan; quelques années plus tard, il était envoyé à Besançon ; dans ces deux villes, où son mari avait séjourné, M»"^ du Teil, née de La Brosse, put procurer à son fils quelques recommandations, car elle suivait avec sollicitude ses débuts dans le métier des armes ; elle cherchait surtout à lui ména-

1. N... de La Borie, f 1743, cadet 1687, chevalier de Saint- Loais 1715, brigadier d'infanterie 1738.

ger la protection du duc du Maine qui lui écrivait de Paris le 12 janvier 1725 :

« Je serois ravi de pouvoir vous estre de quelque secours pendant cette nouvelle année pour vous marquer ma reconnaissance des vœux que vous faites pour moy ; c'est de quoi je vous prie d'être persuadée ainsi que de la considération que j'ay pour vous... »

M. de La Pérelle prit le commandement du bataillon le 6 avril 1725, mais ce ne fut pas cet ofTicier qui eut l'honneur de conduire le corps au feu, lors de la guerre de la succession de Pologne, car il fut remplacé par M. de Valenceau^ le 20 février 1733. Le 26 août 1730, du Teil était nommé à la charge de second lieutenant dans la compagnie de Laussedat, vacante par la promotion du sieur de Santigny à la charge de premier lieutenant; conformément aux ordonnances, le grand maître de l'artillerie lui fit délivrer le brevet de commissaire extraordinaire de l'artillerie le 22 novembre suivant. Deux ans plus tard, Jean-Ange allait servir de mentor à son frère cadet, au sujet duquel le duc du Maine avait écrit à M""® du Teil le 22 octobre 1732 :

« Le S"" de La Pérelle ne m'a point encoçp écrit, Madame, pour agréer votre second fds en qualité de surnuméraire dans son bataillon ; mais il faut pour première condition qu'il ait quinze ans faits et soit de bonnes mœurs; je seray très-aise qu'il lui trouve toutes les qualités pour demander à le recevoir. . . »

1. Bernard Drohin de Valenceau, f 1758, chevalier de Saint-Louis 1715, brigadier 1740; il avait sous lui, en 1734, Fontange comme major et Monségur comme aide-major.

BATAILLON DE VALENCEAU

En 1733, les deux frères firent l'apprentissage de la guerre en Allemagne sous le duc de Berwick; cette tardive campagne dut être pénible, car l'artillerie ne franchit le Rhin que le 15 octobre, sur un pont jeté près de Goldscheuer pour assiéger immédiatement Kehl ; après la prise de cette place, on fit en 1734 les sièges de Traerbach et de Philippsbourg : le premier faillit nous coûter la vie du futur maréchal de Belle- Isle S dans la nuit du 29 au 30 avril, et, le 12 juin, le maréchal de Berwick était tué au second.

Grâce à cette première campagne, Jean- Ange du Teil recevait le 19 août sa nomination de lieutenant en premier à la compagnie de sapeurs de Valenceau en la place de M. de Trossy-Fontanges, promu capitaine ; son frère cadet ne fut nommé sous-lieutenant que le l*''" juillet 1736 '. Ils étaient alors en garnison à Grenoble.

Quelques années plus tard, Jean-Ange du Teil était envoyé à Antibes, en janvier 1738, avec un détachement, pour prendre part à l'expédition de Corse sous le comte de Boissieux ^ qui débarqua à Saint-Florent le 8 février : cet officier général mourut dans l'île le 2 février 1739 et fut remplacé par le marquis de Maillebois^. Ce fut évidemment par faveur que notre

\. Charles-Louis- Auguste Foucquet, duc de Belle-Isle, 1684 f 1761, maréchal de France 1741.

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