ARMÉE D 'ITALIE
tillerie de l'armée d'Italie sous la surveillance du général de brig^ade Sénarmont ^ qui sortait du corps. De son côté, pour appuyer cette requête, Biron écrivait à Bouchotte -, le 4 mai : « le brij^adier général du Teil demande à me suivre à l'armée des Côtes, je ne le crois pas indispensable ici et je crois qu'il pourrait être employé très utilement sur les côtes 3. » Le 23 mai, le ministre répondit à du Teil ^ : « J'aurais bien voulu, général, correspondre au désir que vous témoignez de suivre le général Biron à sa nouvelle destination; mais, au moment de la réception de votre lettre, le conseil exécutif, de concert avec le Comité de Salut public, avoit déjà arrêté la formation de rÉtat-major de l'armée destinée à combattre les rebelles, et il ne dépend pas de moi de rien changer à ces dispositions; l'activité de celle d'Italie vous rendra sans doute cette privation d'autant moins pénible qu'elle tournera au profit de la chose publique par les occasions fréquentes qu'elle vous procurera de faire servir au succès de ses armes, dans la partie intéressante qui vous est confiée, vos talents et votre expérience. »
Le général du Teil n'attendit pas la réponse de
Bouchotte pour se mettre à l'œuvre ; le 11 mai, il avait
1. Alexandre-François Hureau de Sénarmont, maréchal de camp 18 juillet 1792, général de division 8 mars 1793.
2. Jean-Baptiste-Noël Bouchotte, 1754 f 1840, ancien colonel, ministre de la guerre du 4 avril 1793 au 18 avril 1794.