‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 177 sur 284 · Registre B, Comité de Salut public, p · texte numérisé non relu

Registre B, Comité de Salut public, p

3. Voir un état de Tarmement de Toulon, 3 mars 1793, signé : Barras (Rhodes de); Krebs et Moris, p. cxxxvi.

4. L'utilité de ce projet est démontrée par ce fait que « depuis la tour Saint-Louis jusqu'au fort carré d'Antibes il y a 8(54 bouches à feu ; ne fussent-elles servies que par six canonniers chacune, cela ferait 5.184 ; partout, continue du Teil, on m'a assuré que ce service serait rempli, il me reste cependant beaucoup d'inquiétudes à cet égard... »

J. DO Tbil. — Une famille militaire. 22

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décrétées ; elles devaient être exercées par des instructeurs du corps de l'artillerie, et du Teil se chargeait, un mois après leur organisation, de les mettre en état d'entrer en ligne à Arles, Marseille, Toulon, Fréjus, Cannes, Antibes et dans l'île Sainte-Marguerite.

Ce qui est plus notable encore que ce projet d'artillerie volante, c'est l'insistance avec laquelle le général du Teil parle au ministre des batteries de côte en général et des batteries à boulets rouges en particulier : la disposition souvent vicieuse des bouches à feu dans l'intérieur des batteries, remplacement des fourneaux et des magasins à poudre, la qualité des plates-formes ont particulièrement attiré son attention ; il signale spécialement la nécessité de fermer les batteries (c soit par des murs crénelés, soit par des parapets revêtus et entourés de fossés bien palissades..., l'ennemi pouvant mettre à terre une centaine d'hommes pendant la nuit qui prendront ces batteries de revers... si les ennemis extérieurs peuvent nous occasionner ces ravages, poursuit-il, ne les craignons-nous pas également de ceux de l'intérieur » ; mais, effrayé par les travaux nécessaires à ces perfectionnements, il se hâte d'ajouter : « Les Batteries qui sont dans les bourgs ou à portée des villages, non plus que celles qui se trouveroient entre deux batteries fermées, n'auroient pas besoin de l'être. »

Mais le commandant de Tartillerie de Tarmée d'Italie allait bientôt trouver, pour quelques jours, un actif collaborateur dans la personne de Bonaparte qu'il connaissait depuis longtemps de réputation puisque son frère aîné Tavait eu sous ses ordres, du

ARMÉE d'iTALIE

i^»" juin 1788 au 30 août 1791. Napoléon, qui était en Corse depuis l'automne de 1792, arriva à Nice * vers la fin de juin 1793 - et fut aussitôt attaché par le général du Teil au service le plus important de sa direction, celui des batteries de côte, ainsi que l'établissent deux lettres écrites le 3 juillet, pour le môme objet, et adressées Tune à Rhodes de Barras ^, directeur de l'arsenal de Toulon, et l'autre à Bouchotte, ministre de la guerre : elles ont trait également à une question qui inquiétait du Teil dès le il mai ^ et sont curieuses à mettre en regard, car celle qui fut expédiée à Paris est d'un style plus républicain :

(( Le général du Teil, citoyen et cher camarade, me charge de vous écrire

« Citoven ministre , nous n'avions pas encore l'usage dans l'artillerie

i. Cinq compaji^nics du 4" régiment d'artillerie, en garnison à Nice dès le 5 mars, s'y trouvaient encore le 8 juillet; Krebs et Moris, I, lxix et xci. Suivant de Coston, I, 245, trois étaient aux ordres de Sugny, Songis et Pernelty , lung, II, 324, en indique quatre commandées par Sugny, Deguers, Songis et Ducos de Revignan : cependant Deguers semble avoir émigré.

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