‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 181 sur 284 · lung, t. II, pp. 346 à · texte numérisé non relu

lung, t. II, pp. 346 à

3. Edmond-Louis- Alexis Dubois de Crancé, 1747 f 1814, ministre de la guerre sous le Directoire.

4. Jean-François Carteaux, 1751 f 1813, peintre, général de brigade 17 juillet 1793, de division 19 août.

5. Joseph-François Dours, général de brigade 26 septembre, de division 10 octobre 1793.

6. Elzéar-Auguste Cousin de Dommartin, 1767 -|- 1799, général de brigade 1793.

ARMÉE d'iTALIE

lieutenant au régiment de ce nom ; ne dit-il pas à sa mère, dans une lettre datée du 28 août : « Nous n'en avons pas moins attaqué (Avignon) le 25 à deux heures du matin. Je leur envoyai quelques bombes avec une pièce de canon démontée et qui ne pouvait servir qu'à cela »... Dans le cas où le capitaine de la 17« compagnie légère aurait eu, au sujet de ces épreuves d'artillerie, la mémoire trop courte, Bonaparte était là qui pouvait lui donner d'utiles indications, car ses souvenirs étaient de deux ans plus récents. Quoi qu'il en soit, ce procédé de tir frappa le général Garteaux qui écrivit à Kellermann le jour même : « J'avais ordonné au capitaine Dommartin, commandant de l'artillerie, de l'intelligence duquel j'ai singulièrement à me louer, de commencer l'attaque en faisant jetter dans la ville des obus avec une pièce de huit, démontée et disposée pour ce* »... En tout cas, Bonaparte reprit sa mission dès que la réduction d'Avignon le lui permit, comme le prouve Tordre de réquisition ' que voici :

« Tarascon, 29 juillet 1793 3.

(( Le citoyen Buonaparte, capitaine-commandant

i. Carteaux à Kellermann, 25 juillet 93, Archives historiques de la guerre.

2. Inédit ; ministère de la guerre, collection Napoléon, avec cette indication de source : Archives des Bouches-du-Rhône A, 309.

3. Cette mention est fort curieuse, car le fameux Souper de Beaucaire est aussi daté du 29 juillet. Bonaparte, après avoir donné ses ordres à Tarascon, a pu arriver à Beaucaire le 29 dans la soirée : la colonne Dours fut en effet le 28 à Tarascon et le 29 à Beaucaire ; Masson, II, 475.

d'artillerie, chargé de Tapprovisionnement de l'armée

d'Italie

« Aux citoyens administrateurs du district de

Tarascon.

(( Je vous requiers, citoyen, de me fournir six voitures attelés de trois collier chacune pour le transport d'un convois de poudre à Tarmée d'Italie... les voitures devront se rendre mercredy dans la journée à Avignon. Elles s'adresseront au citoyen Buonaparte,

au Palais-Royal.

(( Buonaparte. »

Le 31 juillet, le jeune capitaine était de retour * dans la cité des papes et, au milieu des occupations que lui créait l'organisation de son convoi, trouvait les loisirs nécessaires à la correction de ses premières épreuves du Souper de Beaucaire-. Ne prévoyant pas alors que la fortune le guettait sur les bords de la Méditerranée, il sollicitait du ministre une place de lieutenant-colonel à l'armée du Rhin \ Cette démarche

1. Cette marche rétrograde de Bonaparte a été parfaitement entrevue et expliquée par M. Masson, II, 476.

2. « Vous avez, y disait Napoléon, des pièces de 24 et 18 et vous vous croyez inexpugnables ; vous suivez l'opinion vulgaire, mais les gens du métier vous diront, et une fatale expérience va vous le démontrer, que de bonnes pièces de 4 et de 8 font autant d'effet pour la guerre de campagne et sont préférables sous bien des rapports. Vous avez des canonniers de nouvelle levée et vos adversaires ont des artilleurs de ligne qui sont y dans leur art, les maîtres de l'Europe. »

3. Sans doute parce que le général du Teil lui avait parlé de cette armée et de son intention d'y retourner ; voir plus loin la lettre de du Teil à Bouchotte.

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lui valut, le 28 août, une précieuse recommandation de Bouchotte : « Voyez le citoyen Bonaparte, sa proposition est celle d'un patriote. S'il a des moyens, profitez-en pour l'avancer * . » Avec ses voitures , il chercha naturellement à se mettre plus ou moins à la remorque de l'armée de Carteaux, et le désir de rejoindre la première division de l'armée d'Italie qu'il pourrait rencontrer le conduisit, sur les talons de ce général, sous les murs de Toulon.

Pendant ce temps, Kellermann, général en chef de l'armée des Alpes, avait reçu la direction supérieure de l'armée d'Italie, commandée par Brunet et était venu à Nice le 17 juin pour arrêter avec lui un plan de campagne. Le 25 juillet, les représentants du peuple - nommaient du Teil général de division et le 26, de concert avec les généraux Kellermann et Brunet, ils l'envoyaient à l'armée des Alpes pour diriger toute la grosse artillerie de siège qui se trouvait dans les arsenaux de Grenoble, Mont-Lyon, Briançon,

etc. 3

On sait que Kellermann fut subitement rappelé à l'armée des Alpes par l'insurrection lyonnaise. Ce fut en effet le 8 août que le représentant Dubois de Crancé, accompagné de cinq mille hommes de troupes réglées et de sept à huit mille réquisitionnaires, somma vainement Lyon de se rendre; aussitôt com-

\ . Guerre, collection Napoléon ; la dépêche de Bonaparte avait été enregistrée sur un cahier aujourd'hui introuvable.

2. Barras, Beauvais, Despinassy et Baile; cette promotion fut confirmée au ministère le 11 août.

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