Dites batteries du Laure
3. Elle avait été abandonnée, car elle n'est pas citée dans l'état du 24 brumaire.
l'ai batisé batterie de la Gonvention nationale par ce qu'elle fout le tour aux ennemis ^ ».
Quand cette batterie ouvrit-elle son feu? Ce ne fut pas le 21 octobre, 30 vendémiaire '^, comme le veut l'état des batteries établies devant Toulon conservé à la section technique du génie; car, quelque temps après, le 15 brumaire, 5 novembre, les représentants du peuple diront vaguement un mot d'une redoute à établir « à 600 toises de la ville qui dominera le fort Malbousquet et nous mettra à même de jetter des bombes dans la place » ; quatre jours plus tard, ils préciseront : « Nous sommes maîtres d une position où nous sommes occupés à nous fortifier et d'où nous pourrons incendier les édifices de l'infâme Toulon en les désignant aux doits ^' ». En réalité, le chemin fut tracé et l'emplacement préparé ; on transporta même les matériaux sur les lieux ; mais les pièces destinées à l'armement de cette redoute restèrent au parc * : Bonaparte, on l'a vu, ne voulait ouvrir le feu contre
i. Lettre sans date classée au 29 septembre; mais il faut la reporter au 29 vendémiaire, 20 octobre, car, d'une part Garteaux ne cite pas cette batterie parmi celles qui existaient le 18 octobre et, d'autre part, dans une lettre du 30 vendémiaire, 21 octobre, il parlera au Comité de Salut public de la construction d'une batterie de vingt pièces à huit cents toises de la ville.
2. Cette date a pu être choisie parce que Carteaux parlait de ces travaux dans une lettre adressée ce jour-là au Comité de Salut public.