Même source
Malgré la sollicitude qu'il avait pour les soldats placés sous ses ordres, quelques jours plus tard, le 17 nivôse, 0 janvier 1794, du Teil était destitué de son emploi, « comme cy-devant », et sommé de s'éloigner à vingt lieues des frontières K Une lettre de Dours au général en chef Dumas ' indique dans quelles circonstances :
« De Ghambéry, 12 pluviôse an II, (31 janvier 1794).
« Par ma lettre du 19 nivôse, général, j'ai instruit le général en chef provisoire Pellapra ^ de l'insurrection qui s'était manifestée h Modane dans le 1*"'* bataillon du 23*^ régiment et je lui envoyais en même temps copie de la lettre du général Walther^. Ge dernier ayant pris connaissance des faits m'a écrit que les soldats du 23® régiment s'étaient formés en assemblée délibérante présidée parle citoyen Sans-Chagrin^ sergent du même bataillon, qui, de son autorité privée, avait fait assembler les officiers, sous-offîciers et soldats pour délibérer sur l'exclusion des cy-devant nobles, sur l'ordre de partir dans les vingt-quatre heures, de se retirer à vingt lieues des frontières et de procéder de suite au remplacement. Les soldats se sont en effet présentés chez le chef de bataillon pour