‹ Une famille militaire au XVIIIe siècle [microform]; documents inédits sur le Régiment royal-artillerie, la bataille d'Hastenbeck, les campagnes des Indes, l'École d'artillerie d'Auxonne et le siège de ToulonChapitre 42 sur 284 · Lettre du maréchal de Broglie au marquis de Breteuil · texte numérisé non relu

Lettre du maréchal de Broglie au marquis de Breteuil

5. Henri de Baraillon du Brocard, f 1745, maréchal de camp, 1743.

les compagnies d'ouvriers du Brocard et Chevrau, les compagnies de mineurs de Turmel et Rochefort y servaient. Dès le 24 août, M. du Brocard dut se plaindre du rang assigné à l'équipage : on le faisait passer à la queue de tous les bagages de l'armée et, comme les chariots de paysans dont se servaient les troupes étaient attelés de très -petits chevaux, la colonne se trouvait souvent arrêtée, dans les défilés, et l'artillerie n'arrivait à destination que fort avant dans la nuit : on fit droit à cette réclamation et l'ordre fut donné de faire marcher l'équipage immédiatement après les bagages du quartier général *.

Le 25 octobre, l'armée était devant Prague, dont on s'empara par escalade le 26 % alors que la nuit suivante on devait ouvrir la tranchée devant la place : « Circonstance singulière, lorsque les troupes furent entrées dans la ville, les habitants, c'est-à-dire les hommes, se retirèrent dans leurs maisons, et les femmes restèrent dans les rues et firent beaucoup de politesses aux Français-^. » Nos troupes, extrêmement fatiguées, furent décimées par les épidémies pendant l'hiver et au printemps : « Les malades sont toujours en grand nombre et nous continuons à en perdre, écrivait M. de Séchelles^ au ministre^, le 6 avril 1742;

i. Archives de la Guerre.

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