Etienne-Jean de Saporta, capitaine dès 1705, major
retiré 1742.
de 1701 fournit au régiment beaucoup d'occasions de se distinguer.
Formant brigade avec Picardie, Bourbon entra dans les Pays-Bas espagnols et occupa Anvers en i 701 ; à la suite de cette campagne, le cadet gentilhomme fut promu sous-lieutenant, le 2 février 1702, et passa sur le Rhin avec le second bataillon qui, se trouvant dans Landau assiégé par le roi des Romains, fut employé au service de l'artillerie ^ La marche de l'armée française en Bavière, sous le maréchal de Villars*?, la première bataille d'Hochstœdt à laquelle le régiment ne prit aucune part et le siège d'Augsbourg remplirent la campagne suivante à Tissue de laquelle, en novembre 1703, du Teil était nommé lieutenant. En 1704, la brigade de Bourbon, sous le maréchal de Marsin ^ charge trois fois avec succès à la seconde bataille d'Hochstaedt : malheureusement, la blessure et la prise du maréchal de Tallard ^ ayant entraîné la déroute de Taile droite, les Français furent défaits.
Le 24 mars 1705, le comte de Montmorency- Laval^ reçut commission de colonel -lieutenant de
1. Pendant ce temps le !««• bataillon était de toutes les expéditions de Nimègue puis passait en Allemagne sous le marquis de Chamarande, maréchal de camp. Louis d'Ornaison, marquis de Chamarande, f i737, lieutenant général 1704.
2. Louis-Claude-Hector, marquis de Villars, 1653 f 1734 maréchal de France 1702, maréchal général 1733. *
3. Ferdinand, comte de Marsin, 1656 f 1706, maréchal de France 1703.
4. Camille d'Hostun, duc de Tallard, 1652 f 1728, maréchal de France 1703.
5. Guy-Claude-Rolland, comte de Montmorency-Laval 1677 t 4751, brigadier 1710, maréchal de camp 1719, se démit de
LE RÉGIMENT DE BOURBON
Bourbon dont il prit aussitôt le commandement : Le premier bataillon du régiment, après avoir commencé la campagne sur le Rhin et servi à l'attaque des lignes de Wissembourg *, alla retrouver le second bataillon à l'armée du Dauphiné : Bourbon participa à la prise de Soncino le 23 octobre, à celle de Montmélian le 11 décembre 1705 et au siège de Nice qui se rendit le 4 janvier 1706; cette même année, le régiment fournit dans le Piémont différents détachements, mais dut rentrer en Dauphiné quand les lignes de Turin furent forcées, le 11 septembre, par le prince Eugène -.
C'est sans doute à ce moment que Joseph du Teil fut rejoint par son frère cadet, Antoine, né en 1683 et âgé de vingt-cinq ans, qui figure sur les contrôles de Bourbon en juin 1707 comme sous-lieutenant et dut voir le feu pour la première fois à la levée du siège de Toulon par les ennemis le 22 août suivant.
D'abord employé sur le Rhin en 1708, le régiment fut détaché en juillet, sous les ordres du maréchal de Berwick ^^ pour renforcer l'armée de Flandre affaiblie par la bataille d'Oudenarde. C'est à Saint-Omer où Bourbon prit ses quartiers d'hiver que du Teil reçut sa nomination de capitaine le 5 mars 1709 : quelques
son régiment ; lieutenant général 1735, maréchal de France 1747. Étant gouverneur du pays Messin, il signa à Metz, en 1743, le contrat de mariage de Jean-Ange du Teil avec Ursule L'Huillier de Spitzembei^.
i. 3 juillet 1705.
2. François-Eugène, prince de Savoie-Carignan, 1663 f 1736, généralissime des armées impériales.
3. Jacques de Fitz-James, duc de Berwick, 1671 f 1734, maréchal de France 1706.
J. DU Tbiu — Une famille militaire. 2
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UNE FAMILLE JIILITAIRE
jours plus tard, le 21 mai, son frère cadet, connu sous le nom de chevalier du Teil, était promu lieutenant. Cette année-là le régiment concourut à la défense de Tournay * investi par Malborough *' le 27 juin et fut chargé de la garde de l'ouvrage à corne des Sept-Fontaines : le comte de Laval y soutint pendant dix-huit jours tous les efforts des ennemis ; il y eut la main gauche écrasée et vit trois de ses meilleurs capitaines tomber blessés à ses côtés, MM. d'Apinac, du Bois de La Ville et du Teil ^. Après un mois de résistance, Tournay se rendit le 28 juillet.
En 1710 et en 1711, Bourbon continua de servir en Flandre, formant brigade avec Nivernais, puis avec Picardie; son colonel-lieutenant se distingua, le il juillet 1711 , à Tattaque du fort d'Arleux où Ion fit trois mille prisonniers. Le 10 juillet 1712, sous les murs de Valenciennes, le régiment délogea trois mille hommes qui s'étaient postés dans un village pour soutenir un fourrage; on le retrouve à la censé d'Hurtebize, près Denain, le 21 juillet, puis à la prise de Marchiennes le 30. Employé ensuite à la grande armée, sous Douai qui se rendit le 8 septembre, il s'empara de la demi-lune verte et s'y retrancha; enfin il termina cette campagne par la prise du Quesnoy, le 15 septembre : le comte de Laval eut le commandement de cette place.
1. M. de Surville y commandait. — Louis-Charles de Hautefort, marquis de Surville, f 1721, lieutenant général 1702.