Louis-François Bouchard, maréchal de camp
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cents livres ^ dans l'ordre de Saint-Louis, en remplacement du sieur de Saint-Michel ^, directeur à Perpignan, promu à une pension de six cents livres : Sa Majesté, « désirant gratifTier de ladite pension de quatre cents livres un chevalier dudit ordre qui ait bien mérité d'Elle et qui se soit distingué par ses services », s'était déterminée en faveur du lieutenantcolonel du régiment de Toul.
Dès son arrivée h Grenoble, du Teil avait fait venir auprès de lui ses trois fîls aînés « pour les instruire, veiller à leurs mœurs et éviter les inconvénients où la jeunesse d'aujourd'hui tombe indispensablement
quand elle est abandonnée à elle-même J'ay la
douleur de ne leur pas voir d uniforme » , disait-il deux ans plus tard, le 22 février 1775 ; en effet, ces trois jeunes gens avaient été admis aspirants à l'école de Grenoble, mais « les révolutions du corps ont empêché qu'ils y ayent eu de l'employ, cependant ils sont instruits : je les ay examinés Tannée dernière, écrivait Bréande ^ le 8 avril 1776, et j'en ay été très satisfait; l'aîné est très-bon géomètre, travaille par goût et a vu non-seulement ce qui s'enseigne dans nos Ecoles, mais beaucoup au delà, en sorte que l'on peut le regarder comme un sujet de distinction ; ses
i. Ces lettres furent collationnées au siège de Vienne le 25 octobre 1776; du Teil fut nommé à une pension de 600 livres le 18 juillet 1784 et à une pension de 800 livres le 14 août 1785.
2. Pierre-Auguste de Limosin de Saint-Michel, maréchal de camp 1780.
3. Pierre-Bonaventure Villiain de Bréande, maréchal de camp 1770.
JEAN-PIERRE ET JEAN DU TEIL
deux frères marchent sur ses traces et donnent lieu d'espérer qu'ils seront im jour de bons officiers » K
L'aîné, Claude, né en 1757, entra comme enseigne dans le régiment provincial de Valence, le 14 juillet 1775, pour commencer ses services; les cadets ne purent faire partie du corps royal, car les règlements s'opposaient à ce qu'on leur donnât des lettres d'officiers à la suite-. Michel, le second, né en 1759, compta comme sous-lieutenant au régiment de Saintonge à dater du 17 novembre 1775; quant au troisième, Augustin, né en 1760, il eut la bonne fortune d'être agréé comme cadet gentilhomme dans le régiment de Lorraine, le 16 juin 1776, et de se trouver ainsi patronné par le comte de BufTévent, son oncle à la mode de Bretagne, successivement capitaine de grenadiers et lieutenant-colonel de ce corps.
En septembre 1775, le régiment de Toul quitta Grenoble pour Besançon : du Teil eut la satisfaction d'y être rejoint par son frère cadet, promu major le 14 septembre 1776, mais il ne tarda pas à se séparer de lui, car il reçut, le 1" janvier 1777, sa nomination de colonel au régiment de la Fère, en garnison à Metz depuis 1775 : il succédait au marquis de Thiboutot 3 sous lequel il avait servi précédemment ; quelques jours après, le 20 janvier, Claude du Teil,