SCÈNE PREMIÈRE
ALICE, puis HERICY, CHARLINES, LE PROFESSEUR JUMELLIER, LE DOC- TEUR GRIVARD, MADEMOISELLE JETTIER, STOUFFLE.
ALICE, au domestique qui vient de placer les liqueurs et les cigares sur une table. — C'est biea! (Le domestique sort. Alice remonte et oucrant toute grande la porte de la salle à manger.) Messieurs, les liqueurs et les cigares vous attendent. Quand vous voudrez.
Entrent Héricy, Charlines, Jumellier, Grivard, Stouffle.
JUMELLIER, à Alice. — Exquis dîner, chère madame.
ALICE. — Oh! C'était très simple. Mon mari et moi ne pouvions guère honorer plus modestement la mémoire de mon cher beau-père.
JUMELLIER. — C'est vrai ! C'est aujourd'hui le jour anniversaire de la récCTjtion du professeur Charlines à l'Académie de médecpjie.
ALICE. — C'est même pour cela que nous avons tenu à vous réunir ce soir. (A .li"* Jettier.) Je vous laisse avec vos collègues, ma chère doctoresse.
MADEMOISELLE JETTIER. — Ne le regrettez pas, madame. J'ai une conversation presque aussi masculine que la leur, et j'ai pris d'eux, en salle de garde, la mauvaise habitude de fumer.
ALICE. — Alors!.;. Messieurs, vous m'excusorez de vous ahnndonner. Je rejoins ces daines. Ne les faiteis pa« attendre trop longtemps. (.4. Chaiiiifes.) Je compte sur toi.
CHARLiNES. — Tu peux. On ne va pas fumer les cigares, on va les brûler.
Alice sort.