NOTRE-DAME DES SEPT DOULEURS
Marie, ma bonne Mère! quelle peine vous avez dû éprouver en offrant votre îivin Fils ! elle aurait suffi pour vous donner mille morts, si Dieu n'en avait pas suspendu les effets, O ma Mère! dites-moi, qui vous a poussée à sacrifier ainsi celui qui était toute votre vie, tout votre amour? Ah ! je vous entends qui me dites: " C'est mon amour pour toi, Dieu le veut ainsi pour ton salut." O amour incompréhensible de Marie! vous sacrifiez un fils innocent pour sauver un autre fils coupable. Oui, ma tendre Mère, j'ai bien sujet de pleurer mes péchés, je les déteste, je voudrais mourir de douleur. Vous qui êtes si bonne, daignez intercéder pour moi et prier Dieu qu'il me pardonne par les mérites de votre cher Fils; je vous prie de m' accorder la grâce de ne plus l'offenser. Non, ma bonne Mère, je ne veux plus offenser un Dieu si bon, si miséricordieux. Je veux changer de conduite à cet effet, je vous prends pour modèle.
258 UNE FÈÉÙR CANADIENNE
Sur le calvaire, ô Marie! vous avez' sacrifié ce que vous aviez de plus cher, votre divin Fils et avec Lui tout vous-même. O Mère des douleurs! c'est donc jusqu'au sacrifice de tout vous-même, et de ce que vous aviez de plus cher, votre divin Fils, que vous m'avez aimé; aussi, de mon côté, je veux aimer Jésus et vous, ma Mère, jusqu'au sacrifice de tout moi-même et de tout ce que j'ai de plus cher. Et cet amour, n'est-ce pas vous qui me l'enseignez, ô Marie? Oui, votre amour pour moi m'apprend commentée dois aimer mon Dieu. En effet, bonne Mère, vous m'avez aimé jusqu'au sacrifice de tout vous-même et de ce que vous aviez de plus cher, ainsi je veux aimer mon Dieu jusqu'au sacrifice de tout moi-même. Je ne veux plus être qu'à Dieu seul. Je lui consacre tout mon esprit, toute ma volonté, et tous mes sens. Je re^ nonce, pour son amour, au monde et à tousses plaisirs. Désormais je ne m'appartiens plus^. mais je suis tout à Jésus.
Je vous prie, bonne Mère, d'unir l'offrande de tout moi-même à celle que vous faisiez de tout vous-même et de votre cher Jésus.
Priez le Père si bon, si miséricordieux, si charitable de daigner me recevoir non à cause de mes propres mérites, car je ne suis qu'un pauvre pécheur, mais à cause des mérites de Jésus et des vôtres.
APPENDIt?E : 259
• Vous le ferez, ô ma bonne Mère ! je n'en doute pas. Je suis votre enfant, et vous êtes ma Mère, et un Mère aussi bonne que vous ne peut rien refuser à son enfant.
,. Ainsi j'espère. Ainsi soit-il.
FATRONACE DE MARIE.
O nia bonne mère Marie! me voici à vos
pieds, moi le plus indigne de vos serviteurs. Je mériterais, il est vrai, de n'être pas entendu de vous à cause de mes nombreux péchés. Mais plein de confiance en votre miséricorde qui l'emporte sur toutes mes iniquités, je viens à vous et vous prie de me recevoir sous votre patronage toutpuissant. Tournez, ô la plus tendre des mères, vos regards compatissants sur mon âme. Voyez dans quel état elle se trouve. Eh quoi! laisserezvous perdre cette âme qui a coûté le sang de votre divin Fils et à vous-même tant de douleurs? Oh non! Au milieu des tentations qui l'assaillent, vous serez là pour la soutenir. Au milieu des .souffrances qui l'affligent, vous serez là pour la soulager. Au milieu des peines, des doutes, des craintes de toutes sortes qui l'assiègent, vous serez là pour l'éclairer, la fortifier par vos conseils. En votre patronage, ô ma bonne mère! je mets toute ma confiance et je ne serai point confondu.
Oui, ô la meilleure des mères! sous votre patronage, je veux vivre, souffrir et mourir. Sous votre patronage, je veux apparaître devant mon juge suprême. Sous votre patronage, enfin, je veux entrer au ciel. O bonne, ô douce, ô tendre mère! vous êtes ma mère et je suis votre enfant, quoique le plus indigne, et une mère aussi bonne que vous ne peut rien refuser à son enfant. J'ai donc confiance que vous m'exaucerez. Ainsi j'espère. Ainsi soit-il.
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Approbations 5
Déclaration de l'auteur 6
Lettre de Sa Grandeur Mgr Bégin 7