‹ Une Fleur du CarmelChapitre 29 sur 159 · Flagellation de Jésus · texte numérisé non relu

Flagellation de Jésus

Jésus souffre la flagellation avec un amour excessif II ne se plaint pas sous les coups redoublés, qui font couler le sang à grands flots de toutes les parties de son corps et le font frémir de douleur. Jésus souffre avec ardeur pour l'amour de moi, pour me sauver, et moi ne le servirai-je toujours qu'avec nonchalance et tiédeur ? Qu'il n'en soit pas ainsi. Je m'attacherai désormais à Jésus-Christ et je n'hésiterai plus à le servir avec une ferveur toute nouvelle.

O mon Jésus ! qui avez souffert avec tant d'ardeur

pour mon salut, faites que je a'ous serve de'sormais avec une ferveur toute nouvelle.

Jésus souffre pour m'apprendre à souffrir. Il se plaint de mon inconstance et de mon e'ioignement pour la pe'nitence. Je veux consoler Je'sus, mon tendre e'poux, en lui offrant quelques petites mortifications et en m'e'loignant du pe'ché.

Mon doux Je'sus 1 souffrant la flagellation pour m'enseigner à souffrir, faites couler votre sang pre'cieux sur mon mise'rable cœur et faites en fondre la glace.

7j . Jésus couronné d^ épines.

C'est par amour pour moi, ô mon bon Jésus ! que vous avez voulu être couronné d'épines. Vous avez voulu prendre sur vous toutes mes misères et mes souffrances. Je puis dire maintenant qu'il n'y a plus de souffrances, depuis que vous, ô mon Jésus \ vous avez pris sur vous, avec votre coiironne d'épines, toutes les amertumes qui sont dans les souffrances, pour ne nous en laisser que les douceurs. Je ne refuserai plus de souffrir avec vous, j'accepterai avec amour les épines de votre couronne. Je ne puis aller au ciel sans cela. Les épines de la souffrance produiront la béatitude étemelle. O Jésus ! donnez-moi une de vos épines.

i6. " Voilà rHojnmer

La pensée que j'ai le plus goûtée pendant ma méditation est celle de saint Bernard : '' Voyez, dit-il, votre époux, qui s'est orné de son diadème au jour joyeux de ses noces. Quel diadème ? Une couronne d'épines. Quel jour de noces ? Quelle joie peut avoir mon divin époux, se voyant ainsi couvert de tant de plaies et si meurtri qu'il n'est pas reconnaissable ? Sachez, âme chrétienne, que Jésus n'a pas hésité à souffrir et à endurer mille

tourments pour devenir votre époux ; et vous, n'aurezvous pas honte d'être si lâche, de tant flatter votre corps, de craindre tant les souffrances, les confusions, pour devenir semblable à votre divin époux ? "

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