Fcte de saint Louis de Gonzague
" Qu'est-ce que cela en comparaison de la vie e'ternelle ? "
Telle était la maxime de ce grand saint Louis de Gonzague. Telle devrait être aussi la nôtre. Quand je serai invitée à prendre part aux fêtes du monde, à ses plaisirs et à ses vanités, je me demanderai toujours : A quoi cela me ser\àra-t-il pour la vie étemelle ?
Quand je serai inquiétée, souffrante, mortifiée, je me demanderai aussi : A quoi me serviront cette peine, cette souffrance, cette mortification, pour la vie étemelle ? Et en considérant que les peines, les mortifications et les souffrances peuvent me serv'ir à acquérir cette vie bienheureuse, je les accepterai avec patience et amour.
Saint Louis de Gonzague pratiquait les plus mdes austérités dans le monde comme dans la religion ; et quand on le lui reprochait, il répondait que c'était encore trop peu pour la vie étemelle.
C'est par ces mortifications qu'il a réussi à se conserver pur de tout péché. Et comment ai-je donc agi, moi, jusqu'à présent ? Pourrai-je conserver mon cœur pur en accordant toute satisfaction à mes goûts et à mes aises ? Je veux me mortifier. Saint Louis de Gonzague ! priez pour moi
2Ç. Pénitence de sainte Thérèse.
Sainte Thérèse était innocente, et cependant elle s'abandonnait entièrement à la pénitence pour expier quelques fautes vénielles. Et moi, qui me suis rendue coupable de tant de péchés, je voudrais avoir toutes mes aises et ne rien refuser à mes goûts ! Qu'il n'en soit plus ainsi : je veux me mortifier dans mes goûts, me refuser mes aises, et ne pas accorder à mon appétit tout ce qu'il demande.
jo. Obéissance de sainte Thérèse.
Sainte Thérèse pratiquait l'obéissance la plus parfaite dans les exercices les plus pénibles et les plus contrariants à la nature. Et moi, quand me montrerai-je véritable fille de sainte Thérèse en obéissant à mon Père spirituel dans ce qu'il me conseille de pénible à la nature, par exemple, en n'accordant jamais satisfaction entière à mon appétit.
Sainte Thérèse ! priez pour votre enfant et faites lui comprendre l'obéissance et la pratiquer.
J7. Ainour de sainte Thé7'èse pour Jésus.
Sainte Thérèse avait un amour plus fort que la mort pour Notre-Seigneur. Cet amour la portait à se vaincre dans les occasions les plus pénibles pour plaire à Jésus. Et moi qui prétends aimer Notre-Seigneur, comment puis-je le penser, quand je n'ai pas le courage de me vaincre, de réprimer mes impatiences, d'arrêter mon appétit sensuel et immortifié ?
O ma bonne Mère ! obtenez-moi d'aimer Notre-Seigneur, et de me vaincre à votre exemple pour lui plaire.