‹ Une Fleur du CarmelChapitre 73 sur 159 · Saints désirs de la communion · texte numérisé non relu

Saints désirs de la communion

Divin Agneau, combien sont heureux ceux, que vous invitez à votre table ! Mais qui oserait espe'rer cet honneur ? Vous êtes plus grand que notre cœur, comment y pourriez-vous loger, vous que le ciel et la terre ne peuvent contenir ? Le cœur d'une pécheresse est trop petit pour vous servir de demeure. Une âme souillée de vice est indigne de vous recevoir. Il faut un cœur plus grand, pour un si grand Dieu,

Cependant venez, ô le Dieu de mon cœur ! venez prendre votre repos et remplir tous mes désirs. Je languis dans l'attente de ce bienheureux moment, qui me doit unir inséparablement à vous. Venez, mon bien-aimé, ne différez plus votre venue ! Ou tirez-moi à vous, ou venez vous-même à moi. Venez avant que je meure, venez, si vous voulez que je vive. Dites à mon âme : " Mon temps est proche." Car sans vous je n'ose aller à la mort, et je ne puis plus aimer la vie.

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