‹ Une fleur du Carmel [microforme] (volume 2)Chapitre 34 sur 186 · Le Saint Jour de Pâques · texte numérisé non relu

Le Saint Jour de Pâques

Considérons un peu /a gloire de Notre Seigneur en ce jour, le bonheur dont il jouit, les honneurs qui lui sont rendus par Dieu son Père et par tout le ciel.

Jésus est glorifié et nous promet que nous le serons aussi; mais pour l'être, il faut passer avec lui dans le creuset des souffrances. En pensant aux souffrances de ce cher époux, et à tout ce qu'il a fait pour nous, donnons-nous tout à lui ; disons-lui : O bon Jésus ! quand estce que je vous aimerai jusqu’au mépris de moi-même ? O époux chéri ! plutôt mourir que de vous déplaire par la moindre offense. La vue du bonheur de Jésus, en ce jour de Pâques, doit aussi m’exciter à travailler et à souffrir pour mériter de jouir un jour. Notre Seigneur d’abord meurt dans les souffrances, puis il ressuscite dans la gloire. Les souffrances précèdent, la gloire suit. Dans la vie présente, il fa": souffrir ; dans le ciel, nous jouirons de la gloire. Gardons-nous de vouloir jouir avant de souffrir et de renverser ainsi l’ordre de Dieu. L’Evangile ne nous promet que peines et afflictions pour la vie présente ; il répète sans cesse qu’il faut faire pénitenee, se dépouiller du vieil homme : voilà les peines. Nous ressusciterons glorieux avec Jésus : voilà la récompense.

SŒUR THÉRÈSE DE JÉSUS. 29 22. Les saintes femmes.

Le résultat de ma méditation a été de me montrer combien l'amour des saintes femmes a été courageux et généreux, et comment je dois m’efforcer de les imiter.

Elles se rendent au sépulcre et ne se découragent pas à la pensée de la pierre qui le fermait, et des soldats qui le gardaient. Elles sont généreuses. Quoiqu’elles sussent que notre Seigneur avait été embaumé, elles ne laissèrent cependant pas d'acheter encore des aromates pour lui prouver leur amour.

Mon amour pour Jésus a-t-il ces qualités ? Est-il courageux, généreux ? Que de fois le moindre obstacle m’empêche de me vaincre et de prouver à Jésus mon amour ! Combien de fois dans le service de Dieu n’ai-je pas dit : C'est assez ! Je ne veux plus me laisser abattre, je ne veux plus me persuader que j'en ai fait assez pour Notre Seigneur.

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