‹ Une fleur du Carmel [microforme] (volume 2)Chapitre 40 sur 186 · Fête de saint Louis de Ganzague · texte numérisé non relu

Fête de saint Louis de Ganzague

“ Qu'est-ce que cela en comparaison de la vie éter-

nelle ? ” Telle était la maxime de ce grand saint Louis de Gon-

zague. Telle devrait être aussi la nôtre. Quand je serai invitée à prendre part aux fêtes du monde, à ses plaisirs et à ses vanités, je me demanderai toujours .: A quoi cela me servira-t-il pour la vie éternelle ?

Quand je serai inquiétée, souffrante, mortifiée, je me demanderai aussi : A quoi me serviront cette peine, cette souffrance, cette mortification, pour la vie éternelle ? Et en considérant que les peines, les mortifications et les souffrances peuvent me servir à acquérir cette vie bienheureuse, je les accepterai avec patience et amour.

Saint Louis de Gonzague pratiquait les plus rudes austérités dans le monde comme dans la religion ; et quand on le lui reprochait, il répondait que c'était encore trop peu pour la vie éternelle.

C’est par ces mortifications qu'il a réussi à se conserver pur de tout péché. Et comment ai-je donc agi, moi, jusqu’à présent ? Pourrai-je conserver mon cœur pur en accordant toute satisfaction à mes goûts et à mes aises ? Je veux me mortifier. Saint Louis de Gonzague ! priez pour moi.

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