‹ Une fleur du Carmel [microforme] (volume 2)Chapitre 9 sur 186 · I. Naissance et premières années d Hermine · texte numérisé non relu

I. Naissance et premières années d Hermine

Marie-Lucie-Hermine Frémont naquit à Québec, la veille de Noël 1851, de parents vraiment chrétiens.

Son bon et vertueux père, le docteur Frémont, doyen de la Faculté de médecine et professeur à l’Université- Laval, se distinguait par la noblesse et la générosité de ses sentiments, par son dévouement au soin des malades et surtout des pauvres, qui lui étaient confiés. Son esprit de foi bien connu, et surtout son admirable recueillement devant le Saint-Sacrement édifiaient tous ceux qui en étaient térnoins. Notre Saint Père le Pape Pie IX, à qui

il avait, en 1860, présenté une adresse des catholiques de Québec, récompensa ses mérites et son dévouement à la cause de la sainte Eglise, en le nommant Czevalier de l'Ordre pontifical et civil de Saint Grégoire-le-Grand.

Madame Frémont consacrait sa vie aux soins de sa famille ; elle s’appliquait avant tout à élever chrétiennement ses enfants; elle aimait et soulageait les pauvres, et remplissait avec la plus grande exactitude tous les devoirs d’une épouse et d’une mère chrétienne.

De si beaux exemples de la part des parents ne pouvaient manquer d’exercer la plus grande influence sur le cœur de leurs enfants.

Hermine, après avoir été formée chez ses parents à la piété chrétienne, fut mise en pension chez les religieuses de Jésus-Marie, au couvent de la Pointe-Lévis. Les bonnes sœurs s’appliquèrent à cultiver l'esprit et le cœur de l'enfant, qui leur avait été confiée. Hermine répondit à leurs soins et conserva, le reste de sa vie, une affection reconnaissante pour ses pieuses maîtresses.

Hermine se prépara avec autant de ferveur que de £ joie à sa première communion (1862). Ses bonnes mai- | tresses, par leurs pieux entretiens, avaient déposé dans son jeune cœur le germe de cette piété et de ces vertus, qui, se développant plus tard, l’élevèrent à une si admirable perfection.

Après la mort de son vertueux père, (1862) Hermine cessa d’être pensionnaire au couvent de la Pointe-Lévis. Elle continua ses études chez les Dames Ursulines de Québec, puis compléta dans la maison paternelle l’éducation, qui sied à une jeune fille.

Ayant continuellement sous les yeux les exemples d£ vertu de sa bonne mère et de sa chère sœur Adine, Hermine se forma sur ces beaux modèles. Déjà elle se distinguait par une tendre charité et un grand amour pour

les pauvres. Jamais elle n’était plus heureuse que lorsqu’elle pouvait leur distribuer quelques aumônes, et elle savait accompagner ses charités de paroles douces et consolantes.

Son plus grand plaisir était de travailler pour les enfants pauvres, et elle s’appliquait, avec une assiduité admirable pour une enfant de son âge, à leur faire des habits, sacrifiant avec joie ses récréations et ses jeux afin de travailler pour ses protégés.

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