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jusqu’à ce qu’il plaise à notre très-aimable Seigneur dem’en délivrer. D'ailleurs, je suis plus résignée à souffrir, et même quelquefois, j'en suis contente. Je romprends mieux ce que vous m'avez dit si souvent : ‘‘ Il faut souffrir avec Notre-Seigneur pour jouir avec lui. ” Pourvu que je lui sois fidèle, c'est tout ce que je demande.
4. Féle du Précieux Sang. Bonheur de penser à sa sainte vocation.
L'Islet, 7 Juillet 1872.
Que le Sang très-précieux de Jésus nous purifie de toutes nos souillures et nous inonde de ses chastes délices !
Oui, mon bien vénéré Père, voilà le désir que Je forme en ce jour de la Fête du précieux Sang. Que le Sang de Jésus soit le remède à toutes nos plaies, ie baume à toutes nos douleurs !
Nous sommes à l’Islet depuis jeudi. Le bazar a eu lieu ces trois jours derniers, et, ce soir, a eu lien le concert auquel je n'ai pas voulu assister, ne trouvant pas que ce soit la place d’une future Carmélite.
D'ailleurs, j'avais une bonne raison pour m'en dispenser, savoir : que mon mal de tête m'empêche de veiller tard. C’est donc pendant que tout le monde s'amuse, que votre enfant prend la plus douce récréation pour son cœur. Elle pense à sa sainte vocation et remercie le bon Dieu du bonheur ineffable d’être appelée au Carmel.
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150 UNE FLEUR DU CARMEL, o, Confiance et humilité, 15 Juillet 1872,
Depuis quelque temps, je me sens bien consolée, et j'appeile avec plus de confiance sainte Thérèse,
ma bonne mère; cependant, mon Père, je suis bien
loin d'avoir la ferveur que je voudrais, et tout en étant persuadée de la certitude de ma vocation, je n'éprouve pas de bonheur à cette pensée ; au contraire, j'y suis fort indifférente, hélas ! Je confesse que j'ai mérité d’être privée des sentiments de bonheur que j'éprouvais d’abord à la pensée de la vie religieuse ; car je n'ai pas estimé cette grâce comme je le devais.