Prière pour obtenir la contrition
Mon Dieu! me voici humblement prosternée à vos pieds pour vous demander le don précieux de la contrition. Hélas! Seigneur, si vous ne me la donnez pas, je ne l’aurai jamais. Vous connaissez,
À il à 48 UNE FLEUR DU CARMEL.
Seigneur, la dureté de mon cœur, brisez ce cœur, faites en fondre la glace. Il est vrai, Seigneur, que ' je me suis rendue indigne de vos faveurs; mais | d rappelez-vous que vous êtes mon Père et que je suis 1] votre enfant. Convertissez-moi, et je me convertirai, L Pardon, mon Dieu ! miséricorde, Seigneur ! donnez f à ma pauvre âme un cœur contrit et humilié; que | vous ne me rebutiez jamais !
| 4. Prière à la vue de mes péchés.
£eigneur, ne me reprenez pas dans votre fureur et ne me châtiez pas dans votre colère. Mes iniquités se sont élevées par-dessus ma tête et m'ont accablée comme un fardeau pesant. Si vous examinez nos | péchés, Seigneur, qui pourra subsister? J'avoue, | Seigneur, que je ne suis qu’un ulcère et une source inépuisable de vices. Ayez pitié de moi, mon Sauveur! la pourriture et la corruption s’est mise dans mes plaies, et ma folie m'a réduit à un si pitoyable état, qu'il n’y a plus rien de sain dans ma chair.
! Seigneur, mon Dieu! ne m'’abandonnez pas, ne M | vous éloignez pas de moi; car je suis préparée à pe fl tous les châtiments qu’il vous plaira de m’ordonner, > | et ma douleur serai toujours présente devant mes [1 yeux ; je confesserai mon iniquité, et je ne perdrai ! l jamais le souvenir de mes péchés. - | RER qu | », Prière à Notre-Seigneur Jésus-Christ. dé | à à po | O bon Jésus! vous nous apprene: à dire : ‘ Don-
| nez-nous aujourd’hui notre pain de tous les jours.” Lil Pourquoi vous hâtez-vous tant d’être à nous ? Pour: quoi ne pouvez-.ous pas différer jusqu’à demain ?
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Que voyez-vous en nous qui vous enivre de notre amour ? Que gagnez-vous avec nous? Et quel profit en retirez-vous qui vous oblige à ne point tarder ? Ah! c’est l'excès de votre amour qui ne peut souffrir de délai. Nous ne voulons donc plus différer. Nous vous demandons aujourd'hui la grâce de vous posséder dès à présent. Venez donc dans notre cœur, pour que notre cœur monte vers vous. Vous brûlez d'amour pour nous, et nous sommes aussi embrasés d'amour pour vous. Que le lien d'un amour réciproque nous joigne donc à vous et vous à nous par un mouvement impétueux, et que, sans tarder un moment, nous nous embrassions mutuellement, et que mon âme absorbée par la ferveur de l'amour, tombe en défaillance er're vos bras. Mais, mon bon Jésus! souffrez par votre bonté que je vous fasse une autre demande. Pourquoi avez-vous dit : ‘“ Notre pain de tous les jours?” Voulez-vous être notre continuelle nourriture ? Ne vous sufliraitil pas de demeurer un jour avec nous? Qu’avonsnous fait pour mériter cette faveur? Certes, je ne sais çe que je dois dire de votre bienveillance, car mon esprit se perd dans les trésors inépuisables de votre clémence, tant cet abîime est profond! C'est pourquoi, je ne puis dire autre chose, sinon qu’il vous plaise que nous soyons toujours avec vous, puisque vous voulez être toujours avec nous; et que vous nous unissiez si étroitement à vous par dévotion et par amour, que nous n'ayons ni ie pouvoir, ni le désir de nous éloigner de vous.
Je vous prie, mon Seigneur, de me rendre toutes choses amères, afin que mon âme ne trouve aucune
douceur qu’en vous seul. Car vous ètes en effet une douceur inestimable, capable d'adoucir toutes les amertumes de la vie. (S. Augustin.)
Mon Sauveur! accordez-moi cette faveur, avant que je meure, que je recoive votre sacré Corps, et que toutes vos volontés soient parfaitement accomplies en moi. Soyez mon guide, ma fin, ma Pâque, mon passage du temps à l'éternité; faites de mon cœur l'arche du Testament, qui garde la manne et la loi. Avec cela je passerai en assurance des ombres de la mort à la lumière de la gloire.
O mou Dieu! voyez, je vous en supplie, ma profonde misère ; ayez pitié de moi. Ne me rebutez pas, ne me rejetez pas de devant vous, malgré mes innombrables péchés. Hélas ! Dieu infiniment bon, je vous ai méprisé, outragé, j'ai préféré le péché à votre très-sainte volonté. M'avez-vous pardonné ? ümon souverain Seigneur ! m'avez-vous pardoñné ? Oui, je l'espère. Oui, Dieu de toute bonté, vous m'avez rétablie dans votre sainte grâce. Soyez béni de tant de patience à mon égard. Puisque vous n'avez ramenée à vous avec tant d'amour, j'ose espérer que vous ne me refuserez pas la grâce que je vous demande de persévérer dans votre service très-aimable et de m'inspirer des sentiments d’humilité, en me donnant une connaissance parfaite de moi-même, afin, à mon Dieu ! qu'ayant cette connaissance intime de moi-même et de l'état misérable où est mon äme pécheresse, je me haïsse de plus en
effet jutes
plus et admire votre inéffable borté, qui me soutient avec tant d'amour, malgré mes continuelles ingratitudes.
Que l’eau de votre sacré côté me purifie de tous les péchés de ma vie, à mon Jésus! Je me repens grandement de les avoir commis et suis fermement résolue, moyennant votre sainte grâce, de ne jamais vous offenser.
O Marie, conçue sans péché ! Souvenez-vous que vous êtes ma mère; regardez-moi comme votre enfant ; protégez-moi comme votre enfant. Montrez que vous êlés ma mère, ne laissez pas périr votre enfant.