‹ Une gerbe; poésies [par] Pamphile LeMayChapitre 24 sur 51 · AUX EXPATRIÉS · texte numérisé non relu

AUX EXPATRIÉS

Venez, vous tous que la Patrie

Pleure, hélas ! depuis de longs jours !

Vous traînez une âme flétrie

Sur des bords froids et sans amours.

Venez, amis, avant que l'âge

Enchaîne vos pas à jamais.

Ah ! vous cherchez en vain la paix

Loin du ciel de votre village I

AUX EXPATRIES I37

Venez I le soleil luit encor !

Sur nos grandes prairies Tout fleuries, Dorment au loin ses reflets d'or.

Venez ! la gentille hirondelle, Quand renaît la saison nouvelle, Prend toujours vers son nid fidèle Son essor.

Revenez aux rives natales.

Au toit qui vous est toujours cher!

Ah ! si nos tables sont frugales, Le pain de l'exil est amer 1 Hélas ! que de places sont vides A nos foyers toujours en deuil !

On dirait que sur chaque seuil Ont passé des tombeaux livides

Venez ! le soleil luit encor !

Sur nos grandes prairies

Tout fleuries Dorment au loin ses reflets d'or.

Venez 1 la gentille hirondelle.

Quand renaît la saison nouvelle, Prend toujours vers son nid fidèle

Son essor.

133 UNE GEEBB

Heureux ceux qui jamais ne laissent, Pour d'autres bords, leur doux hameau, Comme les feuillages qui naissent Et qui meurent sur le rameau!

Venez, pour que votre jjoussière, Avec les cendres des aïeux, Repose à l'ombre des saints lieux, Sous l'humble croix du cimetière.

Venez I le soleil luit encor !

Sur nos grandes prairies

Tout fleuries Dorment au loin ses reflets d'or.

Venez ! la gentille hirondelle, Quand renaît la saison nouvelle, Prend toujours vers son nid fidèle, Son essor!

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