‹ Une grande famille parlementaire aux XIVe et XVe sièclesChapitre 14 sur 159 · ld., p · texte numérisé non relu

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5. Bibl. nat., Clairambault, vol. S2, n° 75. Quittance de 50 1. t. pour enquête faite à Sens dans un procès concernant les religieux de Saint- Jean de Jérusalem pour leur maison de Cerisiers.

6. Delachenal : Histoire de Charles V, t. \, p. 95, note 1, et p. 97, note 1.

12 LES DORGEMONT

de grands services au duc de Normandie, car ce dernier, le 11 juin 1356, lui faisait don de 300 écus d'or ', et peu après lui accordait 200 moutons d'or pour le couvrir de ses frais et missions lors de l'obtention d'un subside pour la guerre en Normandie 2.

Devenu maître des requêtes de l'hôtel, puis quatrièmeprésident au Parlement de Paris, employé à de délicates missions en Bourgogne et en Normandie, conseiller sans doute influent et écouté de la couronne, Pierre d'Orgemont fut naturellement l'un de ceux contre lesquels s'acharnèrent les meneurs des États de 1356 et 1357. Pierre le Coq le comprit au nombre des fonctionnaires royaux dont il demanda et obtint la destitution le 3 mars 1357 3 ; et d'Orgemont, dépouillé de ses offices, vit en : 58 la fureur des bandes parisiennes commandées par Pierre Gilles et Jean des Barres s'exercer à ses dépens. Ses biens de Gonesse furent pillés, son domaine saccagé, ses troupeaux décimés, son mobilier mis en pièces, ses maisons incendiées et détruites 4.

Sa disgrâce, exigée par les Etats, n'avait, semble-t-il, servi qu'à augmenter la confiance que le dauphin devait avoir en son expérience, et bien qu'aucun texte ne vienne appuyer cette supposition, il est à présumer qu'il fut au nombre des conseillers qui secrètement et discrètement inspirèrent la prudente et habile politique du régent. On le retrouve en effet, en juin 1358, occupé avec Jean Chanteprime, Jean Chalemant, Pierre Scatisse et Yves Derian, à obtenir dans le midi de la France les sommes nécessaires

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