‹ Une grande famille parlementaire aux XIVe et XVe sièclesChapitre 52 sur 159 · Arch. nat., Q · texte numérisé non relu

Arch. nat., Q

5. Le 4 février 1413, Charles d'Orléans mandait à François de l'Hôpital de payer 11 1. 13 s. p. pour 2 années d'arrérages pour l'hôtel des Tournelles (lbid., S 1066*).

6. Arch. nat., S 1066*. 1424. 15 juillet : quittance du prieur de Saint- Eloy au duc de Bedford, régent du royaume, de 9 années d'arrérages, de 116 s. 6d. p. pour l'hôtel des Tournelles, rue Saint-Antoine.

7. Arch. nat., S 1066A : «... par lequel Pont Perrin les anciens aigoutz de la ville de Paris soulloient aler et depuis furent condempnezpar le duc de Bedfort, régent le royaume pour le roy d'Angleterre qui lors regnoit, lequel est mis au dessus de l'église Sainte Catherine du Val des Escolliers, où ilz sont encores de présent, par ce que il fist construire de dessus l'hostel des Tournelles, où il faisoit sa residance et demourance ». (Texte de la fin du xv' s.).

8. lbid. , s. d. — Supplique des religieux de Saint-Magloire au duc de Bedford pour 4 s. p. de fonds de terre sur 2 maisons rue Saint-Antoine et 4 arpents de terre derrière, près le Pont Perrin, appartenant jadis à Gautier Aubery. et achetées par ledit duc, « tenant à l'hostel des Tour-

de Charles VII à Paris, il fut réuni au domaine de la couronne.

Il semble qu'au cours du xve s., une partie de ce vaste hôtel en fut détachée et ait appartenu aux comtes d'Angoulême. Ces derniers, qui eurent de nombreuses difficultés avec le prieuré de Saint-Eloy pour le paiement du cens de 116 s. 7 cl. p. 4, la louèrent à divers particuliers jusqu'au jour où elle fut à nouveau réunie au domaine royal sous François Ier; ce prince y fit faire un certain nombre de réparations, et finalement en fît don viager à Jean de Cardi, fils sans doute de Thomas de Carcli, son écuyer d'écurie2.

Après la fin tragique d'Henri II, les hôtels des Tournelles et d'Angoulême furent définitivement abandonnés ; un arrêt du Conseil du 28 janvier 1564 en ordonna la démolition et la vente 3. En exécution de cet arrêt, l'hôtel fut morcelle entre divers particuliers.

Il est très difficile, pour ne pas dire impossible, d'indiquer d'une manière précise les limites des hôtels des Tournelles et d'Angoulême et de leurs vastes dépendances : mais, du côté de la rue Saint- Antoine, on peut avecvraisem-

nelles, et ayant issue en la couture Sainte Catherine ». Cette cession avait été faite par les religieux de Sainte-Catherine le 24 juin 1425; après sa rentrée à Paris, Charles VII annula cette vente et par un acte du 3 décembre 1437 restitua au prieuré les 8 arpents 1/2 cédés au duc de Bedford. (Arch. nat., S 1025 : dossier concernant l'échange du fief de Bezée et des maisons de la censive de la Couture).

l.Ârch. nat., S 1066*. 1469, 11 mars : sentence des requêtes du Palais, condamnant la comtesse d'Angoulême à payer 6 1. 8 d. au cardinal d'Angers, prieur de Saint-Eloy, pour son hôtel de la rue Saint-Antoine ; — Ibid., 1472 : procédures touchant le cens de 116 s. 6 d. p. dus au prieur de Saint- Eloy par la comtesse d'Angoulême sur l'hôtel d'Angoulême ou des Tournelles, rue Saint-Antoine ; —Ibid., 1473, 9 mars : Sentence des requêtes du Palais, portant que les locataires de l'hôtel des Tournelles, dont Gilles Boulard est concierge, consigneront au greffe les deniers et les loyers, pour la conservation des 116 s. 6 d. p. de cens, dus par la comtesse d'Angoulême.

2. Catalogue des actes de François 1", t. I, p. 398, n° 5745 ; et t. VII, p. 695, n* 28401.

3. Voir Paris à travers les âges, t. II, p. 48. Le texte de cet arrêt existe aux Archives nationales dans S 10661.

blance localiser leur emplacement dans la partie de cette dernière rue qui s'étend entre la rue des Tournelles et la rue de Birague.

Les textes sont malheureusement peu nombreux, et souvent confus. C'est ainsi que le censier de Saint-Eloy, rédigé en 1575, énumérant les maisons relevant du prieuré, indique en ces termes1 :

« Le roi n. s. pour une maison qui fut Mre d'Orgemont, evesque de Paris, qui souloit estre en six et fut réduite en une, et fut applicquée à l'hostel des Tournelles, et doivent de cens 17 d. p. ».

Ce qui peut être utilement rapproché du texte suivant, de la fin du xve s. 2 :

« M. d'Angoulesme, pour six places qui... sontcomprinses audit hostel et de présent sont mises en un, applicquées à icelluy hostel, lesquelles estoient à diverses personnes, pour lesquelles est deu 17 d. p. ».

Ces deux textes s'accordent bien pour le montant du cens et les dénominations anciennes de ces hôtels. Mais s'agit-il de l'hôtel des Tournelles ou de l'hôtel d'Angoulême ? Le même censier, en effet, désigne ainsi à l'article suivant, l'hôtel d'Angoulême3 :

« Le dit seigneur le roi pour son hostel des Tournelles, maintenant abbatu, vulgairement appelé l'hostel d'Angoulesme, de cens et rente 116 s. 6 d. p. ».

Le montant du cens est précisément celui que payait l'hôtel aliéné en 1402 par l'évêque de Paris, Pierre d'Orgemont, en faveur du duc de Berry, et échangé par ce dernier avec Louis d'Orléans. Cela inciterait assez facilement à admettre qu'il faut, étant donné la conformité du cens, considérer comme ayant appartenu à Pierre d'Orgemont, évêque de Paris, celui des deux immeubles qui devint aux xv6 et xvie siècles, l'hôtel d'Angoulême.

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