Ibid., fol. 47 v\ n° 227 ; 1400, 11 avril
fit adjuger au Châtelet, sur Robert Saulnier, le fief de Genicourt1 et de Géraucourt, et que le 28 octobre de la même année, il acheta' à Jean Celles moyennant 400 1. 24 arpents de bois à Artimont2, et une pièce de terre de 11 arpents à la Couture de Mambreville, le tout mouvant de Marines, tandis que l'évêque de Paris acquérait de plusieurs particuliers diverses rentes sur la terre de Genicourt3; le 12 novembre 1387, l'Hôtel-Dieu de Pontoise leur abandonnait 53 s. 4 d. de rente sur cette seigneurie4.
Le 11 juillet 1384, Geoffroi de Saint-Gaubert cédait aux d'Orgemont, moyennant 50 fl. d'or, 8 arpents 1/2 de bois à Long-Boël ; le fief de Livillier, relevant de Lohier de Trie, fut acquis le 8 juin 1385, moyennant 350 1. p. ; il comprenait 108 arpents et 94 perches5; en 1386, Amauri d'Orgemont acheta de Guillaume de la Croix un fief de 32 arpents, dit de la Sablonnière, entre Marines et Artimont; peu après il bailla à son frère Nicolas le manoir d'Artimont et 14 arpents de terre; enfin, le 11 octobre 1388, il acquit de Guillaume de Neuilly un fief à Chars et à Neuilly6.
Il parvint ainsi à réunir toutes les terres qui avaient appartenu à la famille de Marines, et qui s'étendaient sur
1. MuséeCondé, Inventaire..., fol. 41 v°, n°148; 1384, 28 juillet. — Genicourt i^Seine-et-Oise, arr. et cant. de Pontoise); Gérocourt (Ibid., com. de Genicourt). Cette terre avait été acquise de Guillaume de Génicourt par Jean Saulnier, ancêtre de Robert, qui avait prêté hommage au seigneur de Montmorency en mars 1236 (lbid., fol. 31. n" 54). Depuis 1372, de nombreuses aliénations avaient été consenties par Robert le Saulnier (lbid., fol. 27 à 30 v°, passim). L'analyse de l'adjudication du 3 décembre 1384 en contient une énumération assez complète (lbid., fol. 29 v°, n° 43).
2. lbid., fol. 26, n° 10; 28 octobre 1384. Cf. Veyret, ms. cité.
3. lbid., fol. 29, nos 36, 39, 403 ; fol. 29 v°, nos 41, 42. Le 6 juillet 1384, Pierre, év. de Paris, racheta à Nicolas Rraque et à sa femme Jacqueline Garnier 1 muid de blé de rente, acquise le 18 nov. 1378 par Pierre Garnier, et cette même année la veuve de J. le Jeune, écuyer, pannetier du roi, lui vendait 1 muid de rente acquise en 1377. (Cf. Veyret, ms. cité, p. 369-370.)