‹ Une grande famille parlementaire aux XIVe et XVe sièclesChapitre 9 sur 159 · Bibl.nat., Pièces orig., vol. 2149, Orgemont, n · texte numérisé non relu

Bibl.nat., Pièces orig., vol. 2149, Orgemont, n

4. Benjamin Guérard : Cartulaire de Notre-Dame de Paris [dans Collection des Documents inédits], t. III, p. 18.

5. Arch. nat.,3i. 48, n°216, f°129. — Il s'agit là de la confirmation d'une sentence rendue par Jean de Dijon et Jean de « Cereiz », commissaires sur le lait des Juifs. Cette sentence est ainsi datée : « donné l'an de grâce mil ccc et douze, le jour de la feste de l'adnunciation notre Dame en mars », et la confirmation royale porte l'indication suivante: « Actum Parisius xxvi die marcii, anno Domini m°ccc° duodecimo. » L'année 1312 (ancien style) commença le 26 mars et l'année 1313 O'd.) le 15 avril. Cette date du 26 mars peut donc se rapporter soit à 1312 soit à 1313. L'absence d'indication relative à la fête de Pâques semblerait un argument pour l'attribuer à 1313.

AU XIVe SIÈCLE 5

mort de Philippe le Bel, et ses biens furent confisqués '.

Toutefois sa disgrâce ne fut pas de longue durée, et il fut de ceux qui, comme Raoul de Presles, obtinrent justice et promesse de restitution de leurs biens. En effet par son testament daté du 15 juin 1316, Louis X ordonna que l'on réparât cet abus de l'autorité royale : « Item voulon et ordenon que tout ce que on ara priz par nous ou pour nous des biens muebles ou non muebles de mestre Raoul de Praeles ou de sa feme, ou de mestre Michiel de Bordenay ou de mestre Guillame du Bois ou de mestre Giefroy de Brienchon ou de Nicole le Loquetier ou de mestre Pierres d'Orgemont, contre raison et sanz ce que nous y eusson droit, que tout leur soit rendu ou de nous ou de ceuz qui les tienent, soient biens muebles ou non meubles, car nostre entente n'est pas de donner l'autri ne de retenir l'autri. Si rapelon dès maintenant et anientisson du tout tielx dons, et voulon que de ce noz exécuteurs connoissent et de plain et adrecent tout ce qui sera a adrecier 2. »

Malgré la promesse royale, Pierre d'Orgemont ne rentra pas en possession de ce qui avait été confisqué ; et désespérant de rien recouvrer ou, se flattant en sacrifiant une partie de sauver le reste, il fît don au roi Philippe V, lors des projets de croisade formés par ce prince, de 5000 1. p. pour la Terre Sainte 3.

Pierre d'Orgemont réussit en partie à se faire indemniser des biens qui lui avaient été ravis, car le roi lui donna sa

1. P. Lehugeur : Histoire de Philippe le Long, p. 5 ; — et Douët d'Arcq : Inventaire de Jeanne de Presles, veuve de Raoul de Presles, dans Bibl. de l'Ecole des Chartes, t. XXXIX (1878), p. 84-8h\ — On trouve dans le compte du terme de l'ascencion de 1316 trace de cette confiscation : Compotus Ade de Horreto, servientis Castelleti, de captione bonorum P. d'Orgemont (Ch.-V. Langlois : Inventaire d'anciens comptes royaux, dressé par Robert Mignon sous le règne de Philippe de Valois [dans Historiens de France, série 4e;, p. 360).

2. Arch. nat., J. 404% n' 22. — Rappelons que Raoul de Presles était originaire du village de ce nom, située non loin de Tournan.

3. Sur ces projets de croisade, cf. Lehugeur, ouvrage cité, p. 195-199.

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vie durant le droit de percevoir la moitié ctes émoluments de la cirerie et chauffecire des foires de Champagne, soit 60 1. t. par an '. Toutefois il ne récupéra pas l'intégralité de ses pertes.

Ce personnage qui vivait encore le 14 juillet 1319, date à laquelle il se rendait acquéreur de la tonture de 36 arpents de bois en deux pièces, sis au finage de Montjay, achetés de Jeanne de Villevaudé, dame de Brou 2, était mort en 1321, lorsque Philippe V rédigea son testament. Dans cet acte, en effet, le roi ordonnait de restituer aux exécuteurs testamentaires du défunt ce qui lui était encore dû. « Item, comme nostre treschier seigneur et frère, le roy Loys, fus: tenuz a maistre Pierre d'Orgemont clerc, en dix mile livres parisis ou environ, desquels il ordena en son testament que satisfation li en feust faite et ledit clerc nous en ait lessié en son testament cinc mile livres pour le voiage de la Terre Sainte, et des autres cinc mile assignation ait esté faite aux exequteurs cludit maistre Pierre sur la penne de Beaumont sur Aise et de Provins, et pour ce que ceste assignation est petite pour si grant somme, nous voulons et ordenons que, a ce que ausdits exequteurs dudit clerc hastive satisfacion soit faite, que plus grant assignation leur soit faite, ou que on leur face autre satisfacion hastivement, et ne que tant nous voulons que touzjourz ils tiegnent lesdites pennes de Beaumont et de Provins jusques à tant que satisfacion pleniere leur soit faite 3... »

On ignore la parenté qui pouvait unir Pierre d'Orgemont, dont il vient d'être parlé, avec Jean d'Orgemont, « bourgeois de Lagny » *, que l'on trouve cité dans plusieurs actes de cette époque ; mais il ne parait pas douteux qu'ils aient appartenu à la même famille. Non seulement,

1. J. Viard : Les journaux du Trésor de Philippe VI de Valois [dans Collection des Documents inédits], p. o, n° 22.

1. Musée Condé, Inventaire de la famille d'Orgemont, f" 11, n" 13fi.

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