Lettre publiée par M. Clouard, article cité, p
avait usé en les payant à celui-ci sans avoir réellement pu les vendre, George Sand écrivait encore à Tattet qui était resté Tami du Vénitien, pour le prier de se charger de ses tableaux. Mais le ton de cette lettre témoigne d'hostilités persistantes : « Si votre amour de la vérité vous a commandé de me nuire, écritelle, il doit vous commander de me réhabiliter sous les rapports par oîi je le mérite*. »
Cette reprise des deux amants ne resta pas longtemps prospère. Elle n^était pas plus viable que les précédentes. Musset avait prononcé d'avance la condamnation de cette poursuite obstinée du bonheur. Au retour de Venise, versant son amertume résignée dans la plus touchante de ses fictions : On ne badine vas avec l'amour y il avait été prophète de sa propre histoire. Écoutons la plainte de Perdican :
« Orgueil, le plus fatal des conseillers humains, qu'cs-tu venu faire entre cette femme et moi ? La voilà pâle et effrayée qui presse sur les dalles insensibles son cœur et son visage. Elle aurait pu m'aimer et nous étions nés l'un pour l'autre; qu'es- tu venu faire sur nos lèvres, orgueil, lorsque nos mains allaient se joindre?