ÉM1LIE, DUPHOT
duphot. Tiens, tu sortais... Ah! j’v suis, tn ne voulais pas rester ici, tant que... Ali ! que je suis roulent de la résolution de ne plus penser h ce petit ouvrier. Ce n’est pas par orgueil, mais je tiens tant à ton union avec monsieur de Bracy !
ËMii-iK. J'allais, au contraire, lui dire...
(■Mil if.. Antoine, mon père! le brave Antoine ! ( Mariette sort par tr fond.)
DUPHOT, /mu 4 . Quoi! sans lui, tua pauvre petite fille!...
ÉMit.lE. Il a sauvé ma soeur, ta fille chérie ! tu ne pou* plus le renvoyer.
DUPHOT. Oht le brave garçon! plutôt .. .
[ Regardant sa fille qui pleure.) Mais qu’aslu donc?
ÉMII.1E, avec joie , allant embrasser ton père. Tiens, tiens, méchant homme!...
ÊstlUB. bas. Mon père, tu as deviné juste; je crois que je l'aime; je suis bien tnalheuicuse!
DUPHOT. Sais - tu pourquoi ? C’est que monsieur de Bracy, le lils de mon bienfaiteur, a placé tous ses fonds chez un banquier qui va faire faillite; il l’ignore encore, i se croit toujours riche. Eli bien! je l'attends pour lui dire :
DPPIIOT , se levant. Allons! bout ah 1 voilé ma tête qui...
Ai* : Époux imprudent, fil* rebelle.
Grke au* l»-»nlé» «le votre pfcre,
Je suis riche, monsieur. Sans lui,
]’nnc hélas, cotino la roiaére.. .
Marri, mon Dieu, qu’l mon tour aujourd'hui Je puis** tou» aarrir d'appui !
Tout ce qu« j'ai, je le partage...
Je voua donne bien plus encor...
Ma fille, mon plus cher trésor!.,.
Je ne putt donner davantage.
ÉMIMF, à part , passant à droite et ôtant «on chapeau et soi» chdle qn elle pose sur une chaise*. O mon Dieu ! qu’allais-jc faire? Mais loi. pauvre Antoine! N'importe 1 il le faut. (Haut ) Mon père, que monsieur de Bracy vienne ! mais qu’il ne tue laisse pas le temps de la réflexion : si Antoine nous en tendait, il serait capable de se tuer. On en tend wr» coup de feu.) Ali! muD Dieu!
DUPHOT, sursautant. Ah çé! niais c’est à en devenir fou !