SCÈNE XXI
Les Mêmes, ftMILIF..
ÊUlClK **, entrant par le fond à gauche.
Ou’y a-t-il donc? (.4 part. ) Je suis sure que le pauvre garçon est fou de joie.
AN10INK, i t mille 11 y a que voire pèic se fiche de moi, et que ça oe me va pas 1
Emilie. Comment?
ANTOINE, en colère. M’a-t-il pas eu le front tout à l’heure de inc dire î Sois mou gendre ?. ..
EMILIE* tremblante. Eh bien !. .
ANTOINE. IA !... voilà que vous tremblez déjà. Il me croil donc bien bêle, de penser que j’aurais donné là dedaus?
Emilie. Mais...
Antoine, Duphot- " Duphot, É»*ilt*, KnUim.
ANTOINE, te montant. Voyez-vous inade - ] moisclle Duphot la jeune, la jolie mademoiselle Duphot, devenir madame Amollie i Emilie. Il n’y a pas de déshonneur à porter ce nom.
antoine. Ça, je in’en flatte. Mais la voyezvous, avec des plumes sur la tôle, un châle six quarts; qu’elle me donnerait le bras, et que je rencontrerais des amis à qui je dirais : bonjour, vieux, et qui crieraient : — C est | ion épouse 1... Oh! c’te ballet... Bonjour, madame !
duphot, bat d Emilie. J avais pensé à tout cela.
Emilie^ bas. Sans lui, la fille.. . ma sœur. . . ANTOINE- Et moi qui ne peux pas m’habituer aux appartements frottés, quand j* rentrerais un peu lancé, ces glissades que je ferais !
DUPHOT, bas à Emilie. Hein?... ces manières... ce langage!...
Emilie, bas. Oh ! mais il est si bon, si dévoué !...
ANTOINE. Mais si c’tc meuterie-là était vraie... mais je vous craindrais... j’oserais | pas bougouner après vous, si j’arrivais cl que Ij soupe ne soit pas prèle, j pourrais jamais prendre sur moi de dire : Pourquoi que la soupe n'est pas prête ? j’altendrais, el je bisquerais.
Emilie Pourtant.... {Antoine remonte avec agitation.)
DUPHOT, à part, avec satisfaction. Je le I Mm filerais, qu'il ne dirait pas mieux !.. . ANTOINE, éclatant el redescendant uu milieu *. Crisli ! sac à clot.s, sac à crins, sac à moquette ! ça va - met hors de moi de penser à la ligure que je ferais chez moi quand on y danserait. Me voyez-vous, moi qui ne peux pas danser sans ( faisant quelques pat) ira la la la la.. . mais le poste entrerait dans mon salon el me conduirait au violon t
Emilie, d pari. Je n’avais pas réfléchi....
Antoine, criant. Vive mademoiselle Mi- |ie ! elle ne s'est jvas fichue de moi, elle, aussi je vous aime!.. . Ahl...
Emilie. Vous... vous m’aimez... pis vrai?
ANTOINE. Qu'esl-ce qui dit que non...
que je le caresse?
EMILIE. Je vous aime... bien... aus.i....
mais. . .
Antoine. Eh bien, c'est ça, nous nous aimons bien tous les deux.
duphot, s'approchant. Tous les trois....
d’amitié...
ANTOINE, après un moment d’hésitation.
Eh bien!... tous les tro.s.. . je veux bien... (A Emilie.) .Aussi je vas vous dire...
Duphot.) Vous, n’écoulez pas... ça ne vous regarde pas.
dupuot, s'éloignant, d part. Oli! à présent, ça m’est égal... j’ji confiance .. (il va s’asseoir sur la causeuse.)
antoine, bas à Emilie. Ah! si voire père m’avait dit : Antoine, tu aimes Mariette...
EMILIE, stupéfaite. Mariette ! .. .
antoine, naturelle ment. Eh bien, oui, j’aime Mariette 1...
* llnpli ,t, Antoine, Étnili*.
EMILIE. Hein ?
antoine. Puisque, toutes les nuits, là,
sur une borne, je dévore les rideaux de ?a ininsarde. ..
Emilie, à part. C’éiait pour une...
ANTOINE. Eh bien, je vais parler pour toi!
Oh ! alors. . unis me dire : Sois mon gen gendre 1 ! On ne se moque pas de la barbouillée comme ça 1
Emilie, « part. Oh ! quelle leçon !...
duphot, se levant. Ah çà, avez-vous bientôt fini de causer tout bas?
antoine. L’affaire estaiTangée, mademoiselle va parler pour moi à la personne en question. Pauvre mademoiselle Mille 1. ...
comme si je ne savais pas qu’elle en aime un autre, beau, riche, aux lumières comme il faut 1 Mademoiselle Mariette m a tout conté... Diable m’emporte, je crois quelle en tient pour lui.
DUPIIOT Oht je suis furieux après lui, sa négligence à venir, quand sa présence étau si nécessaire.